L’Etat prépare l’avenir de l’Egypte en avançant à pas fermes sur la voie du développement durable. Cela se réalise surtout par la création de cités ou villes intelligentes appartenant à la quatrième génération. Cela s’ajoute à l’épopée grandiose de « Vie décente » qui devrait permettre de booster la qualité de vie dans la campagne par tous les moyens possibles.
Récemment, le Président Abdel Fattah Al-Sissi a inauguré la nouvelle cité de Mansoura, un exemple inédit des villes intelligentes. Le site de la présidence de la République explique de manière claire que le Président Abdel Fattah Al-Sissi a inauguré la Nouvelle ville de Mansoura et l’Université d’Al-Mansoura Al-Gadida, et a inspecté le village d’Al-Hessass, au cente de Cherbine, l’une des villes de l’Initiative “Hayah Karima” (Vie décente).
Le porte-parole de la présidence de la République a déclaré que la nouvelle ville de Mansoura, qui se situe entre les gouvernorats de Dakahlia, Kafr Al-Cheikh et Damiette, s’inscrit dans le cadre de nouvelles villes intelligentes que l’État s’est engagé à construire à l’échelle républicaine. Elle est considérée comme l’une des artères de développement de la côte nord d’Égypte, puisqu’elle comprend tous les services, les marchés, les lieux de culte, des zones culturelles et récréatives, des zones spéciales pour les restaurants, ainsi que des jardins centraux avec une vue côtière sur la mer Méditerranée d’une longueur de 15 km. Bref, un projet gigantesque qui devrait permettre de donner un véritable élan à la vie économique et à améliorer le quotidien des habitants qui seront surtout entourés de services distingués.
Or, beaucoup de personnes se posent une question récurrente et importante : que signifient à l’origine les villes de la quatrième génération ?
À l’origine, une ville intelligente, traduction du concept anglo-saxon de smart city, est une ville qui s’appuie sur la collecte et l’utilisation des données pour optimiser son organisation et sa gestion. Par le biais de capteurs, la ville appréhende les comportements et les habitudes de ses habitants afin de leur fournir, en temps réel, une meilleure information, une meilleure offre de services tout en économisant mieux les ressources. Cette « intelligence » touche de nombreux domaines comme les transports (circulation, stationnement, etc.), l’approvisionnement en électricité, en eau, le ramassage des ordures, etc. Pour les déchets par exemple, des bacs connectés mesurent le remplissage et déclenchent le signal de la collecte quand ils sont pleins. Cela permet d’optimiser le trafic des camions-poubelles (bruit, pollution, bouchons), d’éviter les dépôts au pied des bacs pleins mais aussi de mieux penser l’implantation des bacs en fonction des besoins.
Depuis quelques années, il s’est développé à ses côtés le concept de ville résiliente, une ville capable de s’adapter aux différents aléas, crises, événements, afin d’en limiter leur impact négatif. Cette notion, plus globale, ne se limite pas au traitement de l’information mais intègre une dimension sociétale mettant ses habitants au centre du projet. Initialement, les deux concepts n’ont pas tout à fait les mêmes enjeux, cependant ils se rejoignent sur leur objectif de créer une ville durable, et impliquent une évolution de cette dernière dans sa structure et son fonctionnement pour plus de souplesse.
Alors, continuons à avancer sur la voie du développement, car l’avenir se prépare déjà.




