Al-Ahram
Par Farouk Gouéda
Je ne crois pas que le monde a témoigné d’incidents semblables à ceux de cette année qui se termine bientôt. C’était une année différente dans tous ses incidents et ses crises. L’année n’a épargné aucun pays, peuple ou endroit sans laisser une mémoire pénible. C’était l’année des grandes tristesses, affirme Farouk Gouéda dans un article publié par Al-Ahram. Les incidents de cette année auront sans doute une influence sur les années à venir. Tout d’abord, la guerre russo-ukrainienne où le président russe a pris la relève de la scène internationale (…) mais personne ne connait quand est-ce que ces batailles se termineront. D’ailleurs, les répercussions de la guerre russo-ukrainienne ont été parmi les incidents qui ont le plus influé le monde commençant par l’arrêt de l’acheminement du gaz russe vers les pays européens, passant par la crise des produits alimentaires (…) Bien que la pandémie du coronavirus a commencé dans des années précédentes, ses répercussions se sont poursuivies. La pandémie compte parmi les plus grandes catastrophes qui ont frappé le monde (…) Le monde a témoigné cette année de grands incidents et catastrophes naturelles sans précédents : séismes, inondations, volcans, pluies. L’équilibre de la nature a changé et il y a eu des milliers de victimes. (…) La COP27 tenue en Egypte a en fait constitué une étape contre cette rage de la nature qui menace l’humanité (…) un fonds sera créé pour la lutte contre de telles catastrophes (…) Quant au sommet arabe d’Alger, c’était un grand événement qui a regroupé, pour la première fois depuis quelques années, nombre de dirigeants arabes et a unifié leur positions (…) De plus, la coupe du monde qui s’est tenue au Qatar était éblouissante de point de vue préparation, dépense et gestion. C’est sans doute une grande réalisation arabe. (…) Malgré les crise et défis qu’impose l’économie mondiale sur l’Egypte, depuis la pandémie passant par la guerre en Ukraine, l’Egypte a pu les surmonter et son économie demeure résiliente. Pourtant des défis sont à relever quant aux dettes, au dollar et aux prix des denrées (…) D’autre part, les crises intérieures continuent à menacer nombre de pays arabes et leurs ressources notamment en Syrie, en Irak, au Yémen et en Libye. Les crises politiques se poursuivent en Liban, au Soudan (…) Il est devenu indéniable que nous sommes face à nouveau monde menacé de nouveau conflits. (…) Un nouveau monde est en train de se former. (…)





