Le dérèglement climatique pourrait fortement modifier la faune. Des animaux hybrides, issus du croisement de deux espèces, commencent déjà à être observés, indique le site Geo.fr Au cours des dernières années, les scientifiques ont identifié certaines espèces animales hybrides probablement nées du changement climatique.
Une étude publiée dans la revue Nature répertoriait, en 34 ,2010 espèces hybrides potentielles qui pourraient à l’avenir être très répandues dans l’Arctique. Alors que la banquise fond rapidement en raison du réchauffement climatique, les espèces qui étaient autrefois isolées sont maintenant obligées de se déplacer vers de nouvelles zones pour chasser. Conséquence : différentes espèces se croisent et s’accouplent, formant de nouveaux hybrides qui pourraient à terme faire totalement disparaître l’espèce d’origine. Il s’agit d’une espèce hybride née d’ours bruns et d’ours polaires, dont des preuves ont déjà été observées aux États-Unis et au Canada. Autre espèce hybride qui pourrait devenir plus courante : le béluga-narval ou “narluga”. L’analyse ADN a confirmé que la créature était bien à %54 un béluga de par son père et à %46 un narval de par sa mère. Parmi les autres espèces hybrides découvertes ces dernières décennies : le coyote-loup, connu sous le nom de “coywolf”, observé dans l’est de l’Amérique du Nord. Les phoques du Groenland pourraient également former une progéniture hybride en raison de la fonte de la banquise, en s’accouplant avec d’autres espèces. En 2009, le bébé d’une baleine boréale et d’une baleine franche avait été repéré dans la mer de Béring. Les scientifiques ont également étudié la consanguinité entre les écureuils volants du nord et du sud en Ontario, au Canada.





