Son patronyme était Edson Arantes do Nascimento, mais le football en a fait son “Roi” et l’histoire retiendra un diminutif universel: Pelé, dont le décès à l’âge de 82 ans a été annoncé jeudi. Ce sont paradoxalement des images en noir et blanc qui rendent encore aujourd’hui le mieux toute la lumière et l’éclat donné au football par ce génie. Le 29 juin 1958, le monde découvre éberlué ce jeune de 17 ans qui marque deux buts en finale du Mondial contre la Suède, chez elle à Solna, pour donner le titre suprême au Brésil (5-2), selon l’AFP.
La modernité de ce joueur, dans ses dribbles, ses feintes, ses courses en déséquilibre, sa vitesse, sa technique, tranchent dans un stade où les spectateurs portent encore imperméables, nœuds papillons et pipes pour les hommes. Aussi génial des deux pieds, marquant de la tête comme personne à l’époque en dépit de sa taille modeste, il est celui qui a permis au “futbol” brésilien de devenir le “football samba” rêvé et célébré aux quatre coins du monde. Ce numéro 10 ne mesurait que 1,72 m mais il a laissé des empreintes de géant dans l’histoire du ballon rond. Il est le seul joueur à avoir remporté trois Coupes du monde, en 1958 (où il n’avait donc que 17 ans, ce qui en fait le plus jeune joueur à avoir gagné ce titre), 1962 et 1970.





