Données peu fiables, estimations parcellaires et doutes sur l’apparition de nouveaux variants: la Chine affronte actuellement la plus forte vague de Covid au monde, après la levée de ses restrictions, suscitant l’inquiétude de nombreux pays.
Pékin l’a reconnu: depuis l’abandon le mois dernier des dépistages à grande échelle de la population par des tests PCR, quantifier les contagions sur son territoire est devenu “impossible”, précise l’AFP.
La Commission nationale de santé (NHC), qui a valeur de ministère, a arrêté de publier les chiffres quotidiens de cas et décès. Désormais, c’est le Centre chinois pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) qui s’en charge, mais à partir de la semaine prochaine, il ne le fera qu’une fois par mois.
Les autorités ont récemment modifié les critères permettant d’attribuer un décès dû au Covid. Ainsi, seules 15 morts de ce type ont été rapportées dans le pays de 1,4 milliard d’habitants depuis la levée des restrictions le 7 décembre.
De quoi susciter des doutes sur la capacité des chiffres officiels chinois à refléter la réalité, alors qu’hôpitaux et crématoriums sont débordés par un afflux de patients et victimes du Covid. Les autorités ont reconnu la semaine dernière recueillir “beaucoup moins” de données par rapport à la période durant laquelle des tests à grande échelle étaient menés.





