Son économie au bord de l’asphyxie, avec une roupie qui ne cesse de se déprécier, une inflation en hausse constante et des pénuries d’énergie, le Pakistan espère convaincre le Fonds monétaire international (FMI) de lui apporter d’indispensables liquidités, selon l’AFP. Une délégation du FMI est arrivée hier mardi à Islamabad pour négocier le versement d’une nouvelle tranche d’aide financière, dans le cadre d’un programme suspendu depuis des mois.
Le Premier ministre, Shehbaz Sharif, a tout fait pour éviter l’amère potion du FMI – qui réclamait la fin des subventions au secteur de l’énergie et des interventions sur le marché des changes, ainsi que la hausse des taxes – par peur d’en payer le prix dans les urnes lors des élections législatives en fin année.
Pendant des mois, il a refusé de se plier aux exigences de l’institution, se tournant vers les pays amis du Golfe ou la Chine pour obtenir des prêts à meilleures conditions.
Mais les quelques nouvelles aides et facilités de paiement obtenues se sont révélées insuffisantes. Et face au risque que le Pakistan ne se retrouve en défaut de paiement, il a fini par céder sous la pression.





