La technologie numérique avance à vitesse grand V, elle est venue prouver aux humains que tout est possible. Récemment le débat est sur la menace des chatbots qui suivent l’intelligence artificielle (IA) pour la créativité humaine. Malgré l’affirmation des scientifiques que la capacité cognitive des humains est unique, les craintes ont commencé à augmenter en raison de l’augmentation des tâches de l’intelligence artificielle et son entrée dans des domaines créatifs tels que l’écriture et le journalisme. D’où s’impose une importante question : La machine pourrait -elle triompher de l’être humain ? L’IA serait-elle sur le point de surpasser l’intelligence humaine ou biologique (IB) ?
Par Walaa El-Assrah
ll n’y a pas réellement de grand gagnant dans cette course. Il s’agit plutôt de qui saura user stratégiquement de l’équilibre entre l’IA et l’humain. Les chatbots sont là pour vous épauler et mieux servir les clients.
Intelligence humaine contre intelligence artificielle
Pour le moment, l’intelligence artificielle n’égale pas l’intelligence humaine. En revanche, elle en imite la logique et le fonctionnement, et à cela s’ajoutent une capacité de stockage de données et une vitesse de traitement incomparables. L’IA prend donc l’avantage sur l’homme dans de nombreux domaines, tels que le calcul. L’homme ne peut rivaliser avec la capacité de calcul mental des machines. Au fur et à mesure que l’intelligence artificielle réalise des progrès, se développe et offre de nouvelles opportunités, l’inquiétude monte : va-t-elle nous remplacer ? En se penchant sur l’exemple précis du chatbot, beaucoup d’experts et une large frange de la population doutent. Si certaines fonctions sont en effet déjà assurées avec succès par les agents conversationnels dans le domaine des ressources humaines par exemple, celles-ci restent limitées. Cependant même avec de nouveaux paliers de maturité atteints, l’humain restera irremplaçable à de nombreux égards. Les services RH resteront constitués d’humains en chair et en os.
Humain et bot, le bon équilibre
Si les chatbots peuvent efficacement remplacer certaines fonctions, prendre les commandes de pizzas est par exemple une activité chronophage qui est un accoté du métier de pizzaïolo. Cela ne demande pas du tout le même niveau de compétence que la conception de la pizza : le chatbot vient donc assister le personnel en cuisine.
Un chatbot est un assistant et le restera. L’ordinateur a beaucoup d’avantages, mais il a aussi de grands inconvénients: il ne sait ni penser, ni sentir. Même s’il est très bon comme l’aide au travail ou le moyen de communication, il est seulement une machine insensible. Dans la vie de l’homme, on a aussi besoin d’amour, d’amitié etc. À l’heure actuelle, l’IA peut faire beaucoup de choses – elle peut créer de beaux visuels, des essais convaincants et une poésie intéressante. Mais il ne peut pas participer à la condition humaine charnue, maladroite, complexe et unique. Et parce qu’il ne peut pas expérimenter, il ne peut pas créer quelque chose de vraiment nouveau et significatif. Cela reste solidement le domaine de nous, les humains. Il faut croire aussi que notre futur avec l’IA peut être généralement positif. Comment ? « Il faut enseigner à l’IA comme nous enseignons à nos enfants. L’IA va maximiser nos intentions. Une voiture nous permet d’améliorer notre aptitude à nous déplacer. De la même manière, l’IA va accélérer notre intelligence, nos valeurs et notre éthique». Le défi, cuisine. U est de transmettre les bonnes valeurs et la bonne éthique aux robots. « L’IA va prendre cette graine et créer un arbre qui offrira une abondance de cette même graine. » À ce titre, nous avons tous un rôle à jouer. Même être poli et constructif sur les réseaux sociaux peut aider, car l’IA lira ces messages et s’en inspirera pour déterminer quel type de réaction est acceptable ou non. «Si nous utilisons l’amour et la compassion, l’IA utilisera ces principes également. Nous sommes comme les parents d’un enfant prodigieux. Un jour, il sera autonome. Notre rôle est de faire en sorte qu’il ait les bons outils».
L’humain, une valeur ajoutée dans le travail
La digitalisation de nombreux métiers et le développement de l’intelligence artificielle réveillent une peur bien naturelle pour les salariés : celle de voir leur travail remplacé par un robot. Oui, un chatbot est opérationnel 7j/7 et 24h/24. Oui, il peut répondre à beaucoup de questions. Mais face à un client mécontent ou un prospect qui doute, le savoir-faire et l’expérience d’un être humain sont primordiaux. Alors que nous sommes en pleine ère de la personnalisation du service client, les internautes et les prospects souhaitent des réponses adaptées à leurs besoins spécifiques. L’humain apporte une expertise, un savoir-faire et une véritable valeur ajoutée dans certaines tâches. Il existe peut-être certains cas où des entreprises ont dû se séparer de quelques collaborateurs à la suite de l’arrivée des technologies d’intelligence artificielle. Cependant cela peut aussi ouvrir d’autres emplois car des spécialistes en IA sont nécessaires au développement et à la gestion de ces solutions.
Collaboration entre les employés et l’IA
Intelligence artificielle et collaborateurs peuvent donc faire bon ménage tant que le champ d’action de cette technologie est contrôlé. Il est du devoir des entreprises qui emploient l’IA d’anticiper la collaboration entre employé et intelligence artificielle pour en tirer le meilleur parti et mettre cette technologie à leur service. Pour conclure, le chatbot n’est pas là pour remplacer l’Homme et lui piquer son emploi, il est tout simplement employé pour l’assister.





