Chacun de nous se rappelle les histoires de sa grand-mère. Des histoires héritées d’une génération à l’autre. Chaque génération y a évidemment ajouté sa propre sauce et a permis aux autres d’en goûter une nouvelle saveur. Les histoires de grand-mère cherchent à rappeler aux adultes ces doux moments passés à l’ombre des persiennes à écouter les histoires de nos aïeuls à l’âge de l’innocence.
A chacun son intelligence (2)
Chacun de nous se rappelle les histoires de sa grand-mère. Des histoires qui ont été héritées d’une génération à l’autre. Evidemment, chaque génération a ajouté sa propre sauce et a permis aux autres d’en goûter une nouvelle saveur. Les histoires de grand-mère cherchent à rappeler aux adultes ces doux moments passés à l’ombre des persiennes à écouter les histoires de nos aïeuls à l’âge de l’innocence. Il était une fois un roi qui tenait dans sa cour chaque soir un salon pour que les courtisans discutent des sujets les plus importants. Ce roi adorait la culture et la philosophie et il invitait les philosophes à évoquer tous les sujets intéressants. Son serviteur décide de montrer en place son stratagème pour le démontrer à la Cour et gagner leur confiance. Il demande à un savant de venir à la Cour du roi. Celui-ci n’est pas présent, mais tous les courtisans le sont. Le serviteur va alors à la rencontre d’un savant et lui dit : « Le roi a décidé d’acheter ta moustache. Combien devrait-il la payer ? » Le savant lui a répondu : « Je voudrais 20 pièces en or ». Le serviteur commence à se moquer de lui et lui dit que sa moustache ne valait même pas un sou. Il le fait alors brûler sa moustache.
Le savant s’en va alors sans les pièces en or, et sans sa moustache. Le serviteur invite le commerçant le plus habile du royaume. Ce dernier arrive à l’heure et la Cour est sur le quivive, ils attendent : Est-ce que le commerçant sera réellement plus intelligent que le savant ? » Le serviteur dit au commerçant : « Le roi veut acheter votre moustache ? Combien peut-il vous payer ? »Le commerçant a tout de suite compris qu’il s’agit d’un piège. Il s’est dit : Pourquoi le roi achèterait-il ma moustache ? Ce n’est pas raisonnable du tout ». Mais, il a décidé de continuer à se prêter au jeu : « Eh, bien, je ne vois pas pourquoi son Altesse le roi aurait besoin de la moustache d’un homme humble et sans importance comme moi.
S’il le fallait vraiment, je la lui offrirais volontiers. Toutefois, j’ai besoin de ma moustache, elle me permet de garder mon prestige devant les autres commerçants, surtout quand je négocie de nouvelles affaires. C’est pourquoi, s’il fallait m’en séparer, j’aurai besoin de 20.000 pièces en or ». Le serviteur commence alors à faire de la moustache du commerçant sa risée et il l’a menacé : « Commerçant, le barbier du royaume est arrivé pour vous la raser votre moustache ». Le commerçant a dit très calmement : « Vous n’avez plus le droit de la toucher, elle appartient au roi. Et, ce qui appartient au roi ne peut être pris qu’en présence du roi ». Les Courtisans ont alors compris que le commerçant avait deviné leur stratagème et qu’il avait su s’en sortir très habilement. Après le départ du commerçant, le serviteur leur a dit : « Chacun est intelligent à sa manière, mais les commerçants savent toujours être gagnants. D’où, leur intelligence est sans égale ».
Fin





