C’est dans l’une des ruelles du quartier d’Ibn Touloun, dans Le Caire historique, que l’on découvre les ateliers de fabrication de lanternes du Ramadan, « al-fawanis ». Les artisans travaillent d’arrachepied pour honorer les commandes des commerçants, à la veille du mois sacré. Tout doit être terminé avant le début du Ramadan. Aujourd’hui, les lanternes continuent de donner au mois du Ramadan cette ambiance particulière à l’Egypte. Les fawanis sont accrochés partout dans les rues, aux fenêtres et balcons et dans tous les lieux publics. Dans les quartiers de Sayeda Zeinab, du centreville, à Abassiya et à Héliopolis, les lanternes multicolores, en cuivre, en étain, en fer forgé, en bois et en khayamiya (artisanat du tissu décoratif à motifs islamiques) attirent l’attention des passants. Les vendeurs de lanternes exposent leurs marchandises et il y en a pour tous les goûts. Pour le vendeur, chaque lanterne a son client. Les prix sont à la portée de toutes les bourses. Une lanterne à bougie coûte entre 15 L.E. et 50 L.E. Une autre à lampe peut coûter entre 70 L.E. et 500 L.E. Et si certaines lanternes sont chères par rapport à d’autres sur le marché, c’est parce qu’elles sont décorées de pierres et de perles.
Quant à la lanterne en khayamiya, son prix varie entre 35 L.E., 75 L.E. et 130 L.E pour la plus grande.





