La langue française se nourrit d’expressions multiples et riches. Quel plaisir de parler ou de raconter une histoire de manière détournée. Les images sont très importantes dans le langage, c’est pourquoi on aime recourir aux expressions pour exprimer très simplement une situation.
Les expressions sont un extrait de la culture d’un pays ou parfois d’une simple région. Lorsque l’on souhaite parler couramment une langue, l’apprentissage des expressions devient alors vite un besoin pour enrichir son discours, mais aussi pour comprendre un natif lorsqu’il parle. En France, on emploie beaucoup d’expressions françaises liées à une Histoire collective, des spécificités régionales ou encore des légendes traditionnelles. Il est difficile voire parfois impossible de l’ les traduire surtout lorsqu’elles s’accompagnent d’un ton particulier ou d’une gestuelle. Le Progrès Egyptien vous propose sous cette rubrique des expressions françaises qui font partie intégrante de la langue de Molière. Il jette la lumière sur leur signification et origine en vous donnant quelques bons exemples pour savoir comment les utiliser dans le bon contexte.
• Est-ce que je te demande si ta grandmère fait du vélo ! Cette expression signifie « je ne t’ai rien demandé ! Mêletoi de tes affaires ! ».
Demander si la grand-mère d’un importun fait du vélo est une manière d’hyperbole élégante visant à signifier au curieux qu’il ferait mieux de s’occuper strictement de ses affaires, ou de ses oignons s’il en cultive dans son jardin, plutôt que de poser de questions indiscrètes. Origine : C’est en 1925, que la chansons « Est-ce que te demande ? » connut un succès populaire. Le titre « Est-ce que te demande ? » est aussi le premier vers de ladite œuvre, son second étant « si ta grand-mère fait du vélo ? », question qui devait passer à la postérité. On note au passage que la sagesse populaire préfère s’en remettre à nos grands-mères qui défient la gravitation, l’ostéoporose et le danger de tomber dans les orties en enfourchant leur bicyclette plutôt que d’autres propositions de la chanson telles que « est-ce que ta p’tite sœur est grande ? », ou encore « ton p’tit frère a un stylo ? ». De nos jours, comme il est normal de croiser des grands-mères déambuler sur leur deux-roues, l’expression s’est modifiée, restant toujours de mise, en remplaçant le vélo par une trottinette. Exemple : Alain ne cesse de me demander si j’ai un mec dans ma vie. Furieuse, je lui ai lancé ceci « Est-ce que je te demande si ta grand-mère fait du vélo ! ».
•Faut pas pousser mémé dans les orties ! De manière générale, les principes de savoirvivre recommandent de pousser personnes dans les orties (plante herbacée aux feuilles couvertes de poils qui contiennent un liquide irritant), que ce soit une personne âgée, un adulte ou un enfant. Celui qui est tombé dans les orties ou s’est fait pousser dans les orties sait ce que ça veut dire. C’est très désagréable comme sensation. Cette plante provoque des démangeaisons, des irritations et des plaques rouges sur la peau. À l’origine, l’expression initiale, vraisemblablement apparue au XXᵉ siècle, était « il ne faut pas pousser ». Dans le sens « il ne faut pas exagérer ». En outre, avec une grand-mère, on a plutôt envie de douceur et de bonnes actions. On n’a pas envie de la pousser dans les orties. Exemple : En retard pour tes trois premiers jours, tu pousses mémé dans les orties !





