Un an de guerre en Ukraine et de sanctions a profondément bouleversé le marché du pétrole, devenu plus fragmenté et plus incertain, sans doute pour longtemps, avec des prix moyens plus élevés à l’avenir, rapporte l’AFP. “Le fonctionnement du marché est radicalement différent, sur bien des points, de ce qu’il était avant l’invasion de l’Ukraine”, explique Jim Burkhard, responsable de la recherche sur le pétrole pour S&P Global Commodity Insights. L’Europe s’est, pour l’essentiel, sevrée des exportations russes, qui ont été redirigées vers l’Asie, et leur a substitué du brut venu de plus loin, Moyen-Orient et Etats-Unis principalement. L’Asie — Chine et Inde en particulier — achète son pétrole bon marché auprès d’une Russie contrainte, tandis que les pays ayant choisi de s’en passer paient leur or noir plus cher. “Nous avions un vrai marché mondial, très compétitif, qui n’existe plus aujourd’hui”, selon Jim Burkhard. “Il est maintenant fractionné.”





