Les histoires de grand-mère Chacun de nous se rappelle les histoires de sa grand-mère. Des histoires héritées d’une génération à l’autre. Chaque génération y a évidemment ajouté sa propre sauce et a permis aux autres d’en goûter une nouvelle saveur. Les histoires de grand-mère cherchent à rappeler aux adultes ces doux moments passés à l’ombre des persiennes à écouter les histoires de nos aïeuls à l’âge de l’innocence.
Une tête de poisson et deux galettes de pain (4)
Il était une fois une jeune femme qui vivait avec sa mère. Toutes deux habitaient dans un hameau très pauvre et très humble. Elles trouvaient une grande difficulté à joindre les deux bouts et à trouver de la nourriture. La mère demandait le plus souvent aux voisins de les aider pour se nourrir. Malgré cela, elles continuaient de vivre dans des conditions assez misérables. Puis, un jour, la mère a décidé de sortir pour chercher du travail. Un travail modeste pour rapporter du pain :une galette ou deux galettes de quoi remplir un estomac affamé. Mais sa fille à tout avalé d’un coup ne lui laissant rien. Craignant la réaction de sa mère, elle s’enfuit seule dans la nuit. Assommée par la disparition de sa fille, la mère n’était pas capable de se tenir debout. Elle était presque sur le point de s’effondrer : la faim, la fatigue et la peine étaient atroces. Elle ne savait pleurer pour le sort de son enfant, ou pour son propre sort. Sa peine était immense, sa peur sans limites et son désarroi sans fin. L’amertume s’empare de son cœur, et elle se mit à courir dans la rue pour chercher son enfant. Elle ne sait quelle voie empruntée et que faire pour la retrouver. A la frontière de la folie, elle commence à dire : « ma de grand-mère fille est perdue et moi je n’ai pas mangé la tête du poisson ». Cela devient sa routine : chaque matin, la femme se réveille et fait le tour du voisinage et répète constamment cette phrase. Les passants et les habitants de la région commencent à montrer de la compassion à son égard. Il lui offre de temps à autre : des aliments ou une boisson. D’autres se précipitent pour se montrer plus généreux et lui offrent de l’argent. Mais, la mère n’en veut, elle n’arrive pas à raconter son histoire, ni à dire qu’elle cherche sa fille. Fatiguée, elle continue à marcher, errant de ville en ville. Elle mange ce qu’on lui offre, se repose à l’ombre d’un arbre ou encore sous le préau d’une maison en temps de pluie, trouve refuge auprès d’une famille ou l’autre. Mais, elle ne parvient jamais à trouver sa fille. Mais, le destin n’est pas toujours cruel, il finit toujours par devenir clément.
A suivre





