L’Assemblée nationale allait examiner hier lundi deux motions de censure contre le gouvernement d’Élisabeth Borne qui ont peu de chances d’être votées, ouvrant la voie à l’adoption définitive de la réforme des retraites malgré la colère dans le pays qui ne faiblit pas, rapporte l’AFP. Le déclenchement jeudi de l’arme constitutionnelle du 49.3 par la Première ministre pour faire passer sans vote la réforme n’a fait qu’attiser la contestation, qui dépasse souvent le sujet du recul de l’âge de la retraite de 62 à 64 ans. Dans une manifestation à Lille dimanche, David Duthoit, agriculteur de 54 ans, disait son “écœurement”, avec “le 49.3, les parlementaires qui ne répercutent pas la parole du peuple”.





