En Egypte, le mariage est un moment à la fois unique et surprenant comme pour beaucoup de mariages dans le monde. Les familles prennent à cœur le mariage, elles souhaitent un jour inoubliable que ce soit auprès des futurs mariés où des personnes présentes le jour J. La jeune femme si elle le souhaite peut choisir elle-même son futur mari, elle peut garder son nom mais aussi ses biens, elle est aussi libre de divorcer.
Le futur mari doit apporter une dot : la maison et les meubles à l’intérieur de celle-ci. En fonction de la maison et des biens proposés pour épouser la femme qu’il souhaite, la famille peut ensuite accepter ou refuser. Dans l’ancienne culture égyptienne, il existait des contrats « à l’essai » avant le mariage définitif, ce qui permettait aux deux futurs mariés de voir ce que donne 1 an de vie en commun, après cette année passée, ils décidaient si oui, ou non, ils souhaitaient rester ensemble. Allons-y à la quête de la tradition et des coutumes de mariage dans la région de Halayeb et Shalateen en Haute-Egypte, qui paraît si étrange du reste du pays…
Dans le désert oriental égyptien, plus précisément dans la région de Halayeb et Shalateen, les coutumes et traditions diffèrent d’un endroit à l’autre. La région de Halayeb et Shalateen est habitée par les tribus Bechariya et Ababda, qui ont des traditions de mariage de trois jours.
Les trois jours se suivent.
Le premier jour s’appelle Soncap. C’est une journée spéciale pour les femmes et les filles, et les hommes n’y interfèrent pas du tout. Les femmes écoutent les chants traditionnels des tribus Beja et les dansent. Les feuilles de palmier sont attachées avec de la laine colorée et placées à l’extérieur de la maison, comme une sorte de décoration et un signe qu’il y a une cérémonie de mariage à la maison. Le deuxième jour est le jour du henné, qui est un jour spécial pour le marié et la famille de la mariée uniquement, et il est possible que certains amis du marié y assistent. Ce jour-là, le marié se fait dessiner par une de ses parentes (tantes ou mère) le henné, où il doit porter la tenue officielle de la tribu, c’est-à-dire le pantalon, le sudairi et le pooja. Tout au long des trois jours, il y a un jeune homme qui s’appelle le « ministre du marié », car il accompagne le marié pendant les jours de mariage, le sert et lui prépare tout. Le rôle de ministre du marié est connu dans le sud comme un bon présage, car le marié n’est pas censé faire quoi que ce soit lui-même car ils pensent que c’est un signe de malchance. Le troisième et dernier jour du mariage a plusieurs noms. Le nom dans la langue du peuple Beja est “Qormay Naqoul”, ce qui signifie le jour du dévoilement de la tête, qui est le jour où le marié voit sa femme après avoir enlevé le châle rouge de son visage, et il est aussi appelé le jour du contrat, où le contrat de mariage est signé.
Dans la plupart des cas, le troisième jour du mariage tombe très probablement le vendredi, après la prière du vendredi, les invités se rassemblent, la famille du marié offre de la nourriture et une boisson Gabana (type de café), et la cérémonie de mariage commence de l’après-midi jusqu’au soir.











