En marge de la 80ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, le ministre égyptien des Affaires étrangères, de l’Immigration et des Égyptiens de l’étranger, Dr Badr Abdel-Aati, a rencontré lundi la ministre britannique des Affaires étrangères, Yvette Cooper.
Le chef de la diplomatie égyptienne a réaffirmé la volonté de son pays de développer les relations bilatérales avec le Royaume-Uni dans les domaines politique, économique, commercial et d’investissement, en vue d’élever ces liens au rang de partenariat stratégique. Il a également exprimé son attente quant à la visite prochaine du Premier ministre britannique en Égypte, estimant qu’elle viendrait renforcer la dynamique positive impulsée par les échanges réguliers entre le président Abdel Fattah Al-Sissi et son homologue britannique.
Abdel-Aati a salué la décision « historique » du Royaume-Uni de reconnaître officiellement l’État de Palestine, annoncée le 21 septembre. Il a souligné que cette démarche constituait un message fort adressé au peuple palestinien et traduisait l’engagement de la communauté internationale à répondre à ses aspirations légitimes. Le ministre a insisté sur la nécessité d’élargir le mouvement de reconnaissance d’un État palestinien indépendant sur les frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale, jugeant qu’il s’agissait de la seule voie vers une paix durable dans la région.
Il a parallèlement dénoncé la poursuite de l’offensive israélienne à Gaza et la politique de blocus qui, selon lui, conduit à « une famine imposée aux civils innocents ». Abdel-Aati a appelé la communauté internationale à adopter une position ferme pour faire cesser les violations israéliennes dans les territoires occupés, garantir l’accès de l’aide humanitaire et médicale et mettre un terme à la dégradation dramatique de la situation dans l’enclave.
S’agissant du dossier nucléaire iranien, le ministre égyptien a rappelé que les efforts diplomatiques de son pays avaient contribué à l’accord conclu au Caire entre l’Iran et l’Agence internationale de l’énergie atomique pour relancer leur coopération technique. Il a plaidé pour que la diplomatie retrouve toute sa place afin de restaurer la confiance, réduire les tensions et créer un climat favorable à la stabilité régionale, insistant sur le rôle de médiation actif joué par l’Égypte au cours des derniers mois.





