Lorsque l’on parle du journalisme traditionnel en Egypte, il faut souligner quelques faits. D’abord le grand recul dans les taux de distribution de tous les journaux égyptiens, sans exception, affirme Abdel Latif Al Ménaoui dans un article publié par Al Masri Al Youm. C’est une vérité que les institutions journalistiques, les propriétaires de journaux, les autorités et conseils concernés doivent en être conscients et y trouver une solution. Les chiffres ne mentent pas.
Il y a un recul dans le nombre des journaux vendus. Selon une statistique publiée par l’autorité centrale des statistiques, le nombre des journaux vendus en Egypte en 2020 étaient de 199 millions soit 540 000 copies par jour) ; contre 547000 copies par jour en 2018 et 1.4 millions copies en 2010. Pourtant, le chiffre serait de 300 000 copies seulement par jour actuellement. Le recul est effroyable surtout que le nombre même des journaux a reculé de 142 à 59 en 2010.
En fait, les causes sont à étudier car il ne s’agit pas d’une seule cause. Les journaux en papier ne sont plus capables d’être au courant dans le cadre de la vaste propagation des médias numériques qui attirent plus de 65% des Egyptiens (selon ladite statistique). Les journalistes égyptiens ne sont pas capables de s’adapter à ce nouvel état de choses. Ainsi le facteur humain serait parmi les causes du problème. (…)
Il faut aussi souligner que parmi les principales causes du recul figure le côté économique. Les journaux ont besoin d’un soutien financier pour les développer. Outre le recul des pubs qui constituaient une source de financement.
Ainsi est-il indispensable que l’Etat, les autorités et conseils concernés interviennent de façon urgente pour sauver le journalisme non seulement en tant qu’industrie (journalisme en papier) mais aussi l’industrie du journalisme et des médias en général.
Le monde change et l’équation change aussi. Mais il existe un besoin véritable de préserver le journalisme non seulement en papier ou digital mais en tant qu’influence. Le défi est grand ( …)





