Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Egyptiens de l’étranger, Dr Badr Abdel Aati, a participé, aujourd’hui dimanche, à la 7e réunion du Dialogue entre les agences de coopération technique des Etats membres de la Banque islamique de développement (BID), organisée pour la première fois au Caire du 6 au 8 septembre.
La rencontre réunit plusieurs ministres et responsables ainsi que des représentants des agences de coopération technique et des institutions de financement et de développement des pays membres de la BID.
Parmi les participants figurent notamment le ministre tunisien des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, le ministre guinéen de la Coopération internationale et de la Planification, Ismaël Nabé, et la ministre malienne de l’Entrepreneuriat, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck.
La Banque islamique de développement est également représentée par May Taher, représentante du président de la BID et directrice du département de la coopération et du développement des capacités de l’institution.
La délégation égyptienne comprend notamment l’ancien Premier ministre Ibrahim Mahlab, PDG de l’Agence égyptienne de partenariat pour le développement, Hala El-Saïd, conseillère du président de la République pour les affaires économiques, le député Chérif El-Gabaly, président de la commission des Affaires africaines de la Chambre des Représentants, ainsi que Ghada Wali, ancienne directrice exécutive de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime et vice-présidente du conseil d’administration de l’Agence égyptienne de partenariat pour le développement. La secrétaire générale de l’agence, l’ambassadrice Nermeen El-Zawahry, participe également à la réunion.
Renforcer le dialogue et les partenariats Sud-Sud
Dans son discours d’ouverture, le Dr Abdel Aati a salué la confiance accordée par la Banque islamique de développement au Caire pour accueillir pour la première fois ce forum. Il a souligné que cette réunion constituait une occasion importante de renforcer le dialogue et l’échange d’expériences entre les agences de coopération technique des pays membres et d’examiner les moyens d’intensifier leur coopération.
Le ministre a présenté le partenariat entre l’Egypte et la BID comme un modèle établi de coopération en matière de développement, fondé sur la confiance et la complémentarité des rôles. Il a souligné que le rôle des partenaires du développement ne se limitait plus au financement, mais devait également englober le transfert de connaissances et d’expertise, le renforcement des capacités, la stimulation des investissements et l’amélioration de la résilience des États face aux crises, afin de transformer les défis en opportunités de développement.
Il a estimé que l’organisation de la réunion au Caire reflétait une conviction commune quant à la nécessité de passer d’une réponse isolée aux crises à la construction de partenariats capables d’apporter des solutions durables.
Cette approche doit également permettre de mieux exploiter les expériences et les capacités disponibles au sein des pays du Sud et de renforcer leur capacité collective à relever les défis croissants en matière de développement.
Le ministre a présenté la vision égyptienne d’une meilleure complémentarité des différents mécanismes de coopération au développement, fondée sur un système économique international plus juste et équilibré, une coopération axée sur le renforcement des capacités nationales et une coopération technique permettant de transformer les ressources et l’expertise en institutions nationales solides et en connaissances directement applicables.
L’Egypte veut élargir sa coopération technique
M. Abdel Aati a également souligné les progrès significatifs réalisés par la coopération technique égyptienne ces dernières années, tant en matière de volume des partenariats que de diversité des secteurs concernés.
Il a réaffirmé la volonté de l’Egypte de poursuivre l’élargissement de sa coopération avec les pays frères et amis, de renforcer l’échange d’expertise et le développement des capacités, afin de contribuer à la réalisation des Objectifs de développement durable et de consolider la coopération Sud-Sud.
Il a par ailleurs insisté sur la nécessité d’élargir la base des partenaires engagés dans les efforts de coopération au développement, notamment en mobilisant davantage le secteur privé, qui dispose d’expertise, de technologies, de capacités d’innovation et de moyens de financement. Cette mobilisation permettrait d’accroître les ressources disponibles pour le développement et de maximiser l’impact de la coopération technique.
Lancement du Dialogue du Caire pour la réponse aux crises
Depuis Le Caire, le chef de la diplomatie égyptienne a annoncé le lancement du Dialogue du Caire pour la réponse, une initiative destinée à renforcer la coopération Sud-Sud dans la gestion des crises prolongées.
Cette plateforme vise à favoriser le dialogue, l’échange d’expériences et la construction de partenariats, tout en contribuant à préserver les institutions et les capacités nationales des États touchés par les crises et à renforcer les investissements et les efforts de développement.
Selon M. Abdel Aati, l’initiative doit permettre de tirer parti des expériences partagées par les pays confrontés à des crises et à des situations similaires, afin de soutenir les processus de redressement et de développement.
Deux mémorandums de coopération signés
La réunion a également été marquée par la signature de deux mémorandums d’entente entre l’Agence égyptienne de partenariat pour le développement et ses homologues de Guinée et de Tunisie.
Ces accords visent à établir des cadres de coopération triangulaire entre les trois pays du Sud dans les domaines de la coopération technique, de l’échange d’expertise et du renforcement des capacités, afin de favoriser une mise en commun des expériences et des ressources disponibles.
A l’issue de la réunion, Badr Abdel Aati a visité l’Exposition égyptienne du développement, organisée en marge de l’événement. Cette exposition constitue une plateforme destinée à présenter les expériences et solutions égyptiennes en matière de développement et à mettre en relation les besoins avec l’expertise et les financements disponibles, dans le but de favoriser l’émergence de nouveaux partenariats entre les institutions publiques, le secteur privé et les organismes de développement.





