Le 9 décembre 2025, le ministre des Affaires étrangères, de l’Immigration et des Égyptiens de l’étranger, Dr Badr Abdel-Aati, a accueilli au Caire une délégation européenne conduite par Christoph Bejau, l’envoyé spécial de l’Union européenne pour le processus de paix au Moyen-Orient.
Cette rencontre a été l’occasion d’un échange approfondi sur l’évolution de la situation dans les territoires palestiniens occupés et sur les efforts internationaux visant à relancer une dynamique politique crédible.
Selon l’ambassadeur Tamim Khalaf, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, le ministre Abdel-Aati a rappelé les principes constants de la position égyptienne. Au cœur de celle-ci : l’application intégrale de la résolution 2803 du Conseil de sécurité, condition essentielle pour consolider le cessez-le-feu, garantir un accès humanitaire sans entrave et préparer le déploiement d’une force internationale de stabilisation à caractère temporaire.
Le ministre a également souligné l’importance de progresser dans la formation d’un comité technocratique palestinien, étape nécessaire en vue du retour de l’Autorité palestinienne dans la bande de Gaza. Il a réaffirmé avec fermeté le refus catégorique de l’Égypte de toute mesure ou discours appelant au déplacement forcé des Palestiniens ou à toute modification de la configuration géographique ou démographique du territoire.
Au cours de l’entretien, le Dr Abdel-Aati a par ailleurs évoqué le programme de formation d’unités de la police palestinienne en Égypte, ainsi que la nécessité de renforcer la coordination internationale afin d’augmenter le volume de l’aide humanitaire acheminée quotidiennement vers la bande de Gaza.
En clôturant la réunion, le ministre a présenté à son interlocuteur européen les enjeux liés à la deuxième phase du plan du président Trump, réaffirmant la volonté de l’Égypte de poursuivre une coordination étroite avec ses partenaires régionaux et internationaux. L’objectif demeure inchangé : soutenir les droits légitimes du peuple palestinien, notamment l’établissement d’un État indépendant dans les frontières du 4 juin 1967.
Les deux parties ont convenu de maintenir un dialogue continu dans les semaines à venir afin de garantir une convergence des positions et de renforcer le soutien au processus politique, dans un contexte où la question palestinienne traverse l’une des périodes les plus sensibles de son histoire récente.





