Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdel Aati, a affirmé lundi que l’Égypte rejetait les solutions militaires en Libye, au Soudan, en Palestine et en Iran.
Lors d’une conférence de presse conjointe avec le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, il a souligné la nécessité de laisser au peuple libyen la possibilité de décider de son avenir, tout en soutenant le processus politique et l’unification des institutions du pays. L’Égypte souhaite également voir la Libye réunifiée sous une direction unique.
Le ministre a chaleureusement accueilli António Guterres en Égypte, à l’occasion de sa visite actuelle au Caire, qui constitue l’une des premières étapes de sa tournée dans la région.
Les discussions ont porté sur les efforts visant à apaiser les tensions et à éviter que la région ne sombre dans une confrontation militaire généralisée, notamment dans le contexte de l’escalade liée à l’Iran. Les deux parties ont également abordé plusieurs dossiers régionaux, dont ceux du Soudan et de la Libye.
Concernant le Soudan, Badr Abdel Aati a insisté sur l’importance d’acheminer l’aide humanitaire vers toutes les régions du pays et de mettre fin aux ingérences étrangères dans ses affaires intérieures. Il a souligné que l’unité du Soudan et l’intégrité de son territoire constituent une ligne rouge pour l’Égypte, appelant également à interrompre les livraisons d’armes à ce pays.
Le chef de la diplomatie égyptienne a exprimé la reconnaissance de son pays envers António Guterres pour ses positions de principe en faveur du respect du droit international et de la Charte des Nations unies. Il a notamment salué son engagement sur la question palestinienne, estimant qu’il avait été une voix de conscience pour les peuples de la région et du monde.
Les entretiens ont également porté en profondeur sur la réforme du système multilatéral, en particulier sur deux axes essentiels : le maintien de la paix et de la sécurité internationales, ainsi que la réforme de l’architecture financière mondiale.
Badr Abdel Aati a réaffirmé le soutien total de l’Égypte à la vision de réforme du secrétaire général, notamment à travers l’initiative UN80. Il a également évoqué le projet de Maison des Nations unies, construit par le gouvernement égyptien dans la nouvelle capitale administrative. Ce vaste complexe doit accueillir l’ensemble des bureaux régionaux et nationaux des Nations unies en Égypte. António Guterres a exprimé sa gratitude pour la générosité du gouvernement égyptien.
La question palestinienne a occupé une place centrale dans les discussions. Selon le ministre égyptien, le secrétaire général de l’ONU considère cette question comme le cœur du conflit au Moyen-Orient. Il a estimé que, même si d’autres conflits étaient résolus, aucune stabilité durable ne pourrait être instaurée sans un règlement de la question palestinienne.
De son côté, António Guterres a salué le rôle de l’Égypte et du président Abdel Fattah al-Sissi dans le soutien aux Palestiniens et dans les efforts visant à faire avancer le plan du président américain Donald Trump. Il a notamment insisté sur la nécessité de permettre aux Palestiniens de rester sur leur terre et d’empêcher tout scénario de déplacement forcé.
Enfin, les discussions ont porté sur l’escalade actuelle avec l’Iran et sur les risques qu’elle fait peser sur les pays du Golfe, l’Égypte, l’ensemble de la région et l’économie mondiale. Les deux parties sont convenues d’intensifier leurs efforts afin d’éviter toute nouvelle escalade militaire, qui aurait des conséquences extrêmement négatives pour la région et le monde entier.
Source: AlQahera News





