Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Égyptiens à l’étranger, Dr Badr Abdel Aati, en sa qualité de gouverneur de l’Égypte auprès du Groupe de la Banque mondiale, a rencontré, mardi 22 septembre, Ajay Banga, président du Groupe de la Banque mondiale. Cette rencontre s’est tenue en marge de sa participation aux travaux de haut niveau de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, à New York. Les discussions ont porté sur les moyens de renforcer la coopération entre l’Égypte et le Groupe de la Banque mondiale, de manière à soutenir les efforts de l’État visant à atteindre ses objectifs économiques et de développement nationaux.
Le porte-parole officiel du ministère des Affaires étrangères, l’ambassadeur Nader Zaki, a déclaré que le ministre Abdel Aati avait exprimé, au cours de la rencontre, sa reconnaissance pour l’étroite coordination entre l’Égypte et le Groupe de la Banque mondiale, notamment à la lumière de l’achèvement de la deuxième phase du programme-cadre de financement des politiques de développement. Il a également fait part de son souhait de voir achevée la troisième et dernière phase de ce programme.
Le ministre a, par ailleurs, salué le soutien apporté par le Groupe de la Banque mondiale aux efforts de l’État égyptien en faveur de la mise en œuvre du programme de réforme économique et de la promotion du développement durable. Ce soutien concerne notamment les projets nationaux et les initiatives présidentielles, au premier rang desquelles figure l’initiative « Hayah Karima » (« Une vie digne »).
Au cours de l’entretien, le ministre des Affaires étrangères a également exprimé son souhait de participer aux réunions annuelles du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), qui se tiendront en Thaïlande au mois d’octobre prochain. Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement égyptien à poursuivre la mise en œuvre du programme de réforme économique, afin de favoriser une croissance inclusive et durable.
Dr Badr Abdel Aati a également présenté les efforts déployés par le gouvernement égyptien pour développer le programme d’introduction en Bourse des entreprises publiques et élargir la base des sociétés qui y sont inscrites. Il a souligné que l’autonomisation du secteur privé et la mise en place d’un environnement propice aux investissements constituaient une priorité majeure, le secteur privé étant considéré comme le principal moteur de la croissance économique.
Les échanges ont également porté sur les répercussions de l’escalade militaire dans la région sur l’économie mondiale. Le ministre a affirmé que l’économie égyptienne avait fait preuve de résilience grâce aux réformes structurelles et monétaires mises en œuvre au cours des dernières années. Il a présenté les efforts déployés par l’État pour renforcer sa capacité à faire face aux conséquences économiques des tensions régionales, notamment en garantissant un approvisionnement durable en énergie et en produits de première nécessité.
Cette démarche s’inscrit dans une approche proactive visant à préserver la stabilité macroéconomique et à assurer la poursuite du processus de réforme.
De son côté, le président du Groupe de la Banque mondiale a exprimé sa reconnaissance pour les relations privilégiées qui unissent l’institution à l’Égypte. Il a salué les performances économiques réalisées par le pays dans un contexte marqué par les défis régionaux et internationaux actuels, soulignant l’importance des réformes économiques et structurelles mises en œuvre par le gouvernement égyptien.
Selon Ajay Banga, ces réformes ont contribué à renforcer la stabilité financière et monétaire, à améliorer le climat des investissements et à soutenir les efforts d’autonomisation économique et de protection sociale. Ces avancées témoignent de l’engagement de l’État à poursuivre une démarche de réforme globale.
Le président de la Banque mondiale a également salué le rôle central joué par l’Égypte aux niveaux régional et international, tant dans le soutien à la stabilité que dans la promotion du développement. Il a souligné que ce rôle renforçait la position de l’Égypte en tant que partenaire majeur dans la réponse aux défis communs et la réalisation d’un développement durable dans la région.





