Le Dr Badr Abdel Aati, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Égyptiens à l’étranger, a rencontré, samedi 7 novembre, M. Mohamed Al-Menfi, président du Conseil présidentiel libyen. Les entretiens ont porté sur l’évolution qualitative des relations bilatérales entre les deux pays frères dans tous les domaines, notamment économique et commercial, ainsi que sur le rôle important et constructif joué par la communauté égyptienne et les entreprises égyptiennes dans le processus de reconstruction de la Libye.
L’ambassadeur Nader Zaki, porte-parole officiel du ministère des Affaires étrangères, a déclaré que le ministre Abdel Aati avait souligné, lors de cette rencontre, le plein soutien de l’Égypte à toute initiative visant à servir les intérêts du peuple libyen, à consolider la stabilité en Libye et à promouvoir le développement dans toutes ses régions. Il a également réaffirmé la volonté de l’Égypte de poursuivre le renforcement des relations bilatérales et de tirer parti de la dynamique positive qu’elles connaissent actuellement. Il a, à cet égard, souligné l’importance de tenir la prochaine session de la Haute Commission mixte entre les deux pays afin de donner une nouvelle impulsion aux domaines de coopération bilatérale.
Le ministre Abdel Aati a également insisté sur l’importance d’accorder davantage de facilités aux étudiants égyptiens en Libye, ainsi que de simplifier les procédures au profit de la communauté égyptienne résidant dans le pays, notamment par la prolongation des délais accordés et l’annulation des amendes cumulées au titre des périodes précédentes.
Le chef de la diplomatie égyptienne a par ailleurs réitéré la position constante de l’Égypte en faveur d’un règlement politique, seule issue à la crise libyenne, à travers un dialogue global placé sous l’autorité et la conduite des Libyens, fondé sur un large consensus national et exempt de toute injonction ou ingérence extérieure.
D’autre part, le ministre des Affaires étrangères a réaffirmé la position juridique constante de l’Égypte concernant le mémorandum d’entente maritime turco-libyen. Il a souligné la nécessité de prendre en considération les préoccupations égyptiennes relatives à la délimitation des frontières maritimes, dans le respect des relations fraternelles entre les deux pays, des règles du droit international et de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, de manière à préserver les intérêts des deux pays frères.
De son côté, le président du Conseil présidentiel libyen a exprimé son estime et son attachement aux relations solides unissant les deux peuples frères. Saluant le développement croissant des relations bilatérales au cours de la période actuelle, il a fait part de l’intérêt de la direction libyenne à tirer profit de l’expertise égyptienne afin de renforcer les capacités libyennes et de stimuler le processus de développement en Libye.





