Dans le cadre de l’intérêt de l’État pour la promotion de diverses activités touristiques, dont le tourisme astronomique, la ville d’Abou Simbel sélectionne actuellement les meilleurs sites pour l’installation du plus grand observatoire astronomique du Moyen-Orient (MO) et d’Afrique. Ce projet, d’un coût estimé à un demi-milliard de livres égyptiennes, est mis en œuvre sous le mandat du Dr Ayman Ashour, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, afin de créer le noyau de la première ville astronomique d’Égypte.
Une équipe scientifique égyptienne composée de dix chercheurs, accompagnée de deux experts allemands, sélectionne le site le plus approprié pour l’observatoire, situé à plus de 200 mètres au-dessus du niveau de la mer.
Le Dr Taha Rabeh, directeur de l’Institut de recherche en astronomie et en physique, a précisé : « Le télescope aura un diamètre de miroir de 6,5 mètres, ce qui en fera le plus grand après l’observatoire astronomique de Katameya. »
Le nouvel observatoire soutiendra le développement du tourisme astronomique, l’un des secteurs connaissant la croissance la plus rapide à l’échelle mondiale. Les statistiques révèlent une augmentation significative du nombre de touristes en quête de nouvelles expériences, ainsi que de passionnés d’astronomie voyageant pour assister à des phénomènes comme les éclipses solaires, l’observation des aurores boréales ou l’exploration des ciels les plus sombres.
Achraf Chaker, professeur d’astronomie et de sciences solaires à l’institut, a indiqué : « La rive orientale du Nil, face au temple du roi Ramsès II, à 16 kilomètres d’Abou Simbel, a été choisie pour accueillir la nouvelle ville astronomique. Les touristes pourront y passer des nuits à observer les étoiles. La région bénéficie d’un ciel clair en été comme en hiver, d’une absence de pollution entravant la visibilité, et d’une clarté exceptionnelle des étoiles lors des nuits noires. »
Pour sa part, le Dr Wahid Badawi a rappelé : « Le temple du roi Ramsès II est célèbre pour le phénomène astronomique rare de la perpendicularité des rayons du soleil, qui se produit deux fois par an (les 22 février et 22 octobre). Les rayons pénètrent alors la colonnade et parcourent 63 mètres de profondeur pour illuminer les statues situées dans le Saint des Saints. Ce phénomène, vieux de 33 siècles, attire chaque année des milliers de touristes et est retransmis par satellite dans le monde entier, témoignant de l’avancée astronomique des anciens Égyptiens. »
Avec ce projet, Abou Simbel est en passe de devenir non seulement une icône archéologique mondiale, mais aussi une destination astronomique et touristique unique, où la magie de la civilisation égyptienne rencontre les frontières de la science moderne.





