
Ahmed Kojock, ministre des Finances, a affirmé que l’Égypte, avec sa direction, ses capacités et son économie, « restera une porte d’entrée et un point d’accès stratégique pour les pays africains vers les marchés européens et asiatiques ». Il a souligné l’importance de parler d’une seule voix pour soutenir l’Afrique dans tous les forums internationaux, afin de répondre à ses besoins de développement, rappelant que « notre destin est commun » et que « nous écrirons ensemble l’avenir de l’Afrique avec une vision plus réactive à nos défis et ambitions partagés ».

Lors du Sommet Afrique 2025 à Londres, en présence d’un grand nombre de dirigeants africains dans les domaines économique et politique, et suite à sa distinction en tant que meilleur ministre des Finances du continent africain, Kojock a déclaré :
« Nous aspirons à transformer nos immenses capacités africaines en opportunités d’investissement prometteuses, au service de la croissance et du développement. L’économie mondiale connaît des transformations profondes qui nous obligent à reconsidérer nos priorités continentales. »

Il a insisté sur le fait que le secteur privé africain doit jouer un rôle central dans l’intégration économique et le développement, et mener l’activité économique. Il a ajouté : « Nous travaillerons avec nos partenaires africains pour bâtir des économies plus compétitives et capables d’une croissance durable. Il est essentiel de coopérer pour établir un environnement attractif pour les investissements en Afrique. »

Le ministre a souligné que l’Égypte est devenue un hub pour la production d’hydrogène vert, la sécurisation énergétique, les produits industriels, et constitue un pilier régional de la sécurité alimentaire en Afrique. Il a également précisé que les investissements étrangers commencent à affluer vers l’Égypte, en particulier dans les énergies renouvelables, la logistique et l’industrie.
Il a indiqué que le gouvernement s’est associé à la communauté des affaires pour concevoir et mettre en œuvre les réformes économiques, soutenues par les partenaires internationaux. Le secteur privé figure au cœur des priorités des réformes structurelles, représentant plus de 60 % du total des investissements durant les neuf premiers mois du dernier exercice financier.

Kojock a souligné la ferme volonté du gouvernement d’offrir un climat propice à l’investissement, encourageant l’expansion de la production, de l’industrialisation et des exportations. Il a ajouté que des progrès notables ont été réalisés sur le plan des indicateurs financiers, avec la mise en œuvre de 20 réformes fiscales incitatives, dans le but de renforcer la confiance avec les acteurs économiques.
La priorité, selon lui, est d’élargir l’assiette fiscale, d’accroître l’adhésion volontaire à l’impôt, de renforcer la confiance et d’instaurer un climat de prévisibilité et de dialogue permanent avec le monde des affaires.
Enfin, il a conclu que la politique économique de l’Égypte repose sur un équilibre entre le soutien à l’activité économique et la discipline budgétaire, afin de parvenir à des taux de croissance élevés et durables, tirés par le secteur privé.