La 70ᵉ session de la Conférence générale de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a adopté, à une écrasante majorité, la résolution annuelle présentée par l’Égypte concernant l’application des garanties intégrales de l’AIEA à l’ensemble des installations nucléaires du Moyen-Orient. Le texte a recueilli le soutien de 112 États, sans qu’aucun vote contre ne soit enregistré.
Cette décision reflète l’influence diplomatique de l’Égypte et s’inscrit dans sa stratégie de renforcement de la sécurité et de la stabilité régionales. La résolution appelle à soumettre, sans exception, toutes les infrastructures nucléaires des pays du Moyen-Orient au système de garanties de l’AIEA. Elle ambitionne également d’établir une zone exempte d’armes nucléaires et d’autres armes de destruction massive dans la région, tout en promouvant l’universalité du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP). L’Égypte a réaffirmé le rôle central du TNP dans le maintien de la paix et de la sécurité internationales depuis sa conclusion en 1968. Le Caire souligne la nécessité pour la communauté internationale d’assumer ses responsabilités, d’honorer l’ensemble des obligations juridiques découlant du traité et d’intensifier les efforts pour briser l’impasse qui entrave la création de cette zone dénucléarisée au Moyen-Orient.
Enfin, la diplomatie égyptienne a rappelé que la tenue de la 7ᵉ session de la conférence des Nations unies sur la création d’une zone exempte d’armes nucléaires et de destruction massive au Moyen-Orient, prévue en novembre 2026 au siège de l’ONU à New York, constitue une opportunité majeure. Elle invite tous les États de la région à s’engager dans un dialogue constructif pour adhérer au TNP et concrétiser cet objectif de sécurité collective.





