Ø Montée en puissance du secteur et amélioration des services aux passagers
Ø Modernisation de la flotte d’EgyptAir et extension des capacités aéroportuaires
Ø Renforcement du partenariat avec le secteur privé et valorisation des ressources humaines

Le ministre de l’Aviation civile, Dr Sameh Al-Hefni, a présenté les grandes lignes de la vision stratégique du ministère pour le développement du secteur de l’aviation civile, dans un contexte marqué par les mutations rapides du transport aérien à l’échelle mondiale.
Il a souligné que le plan d’action repose sur plusieurs axes majeurs : la modernisation de la flotte du transporteur national EgyptAir, le développement des aéroports égyptiens et l’augmentation de leurs capacités d’accueil, l’amélioration de la qualité des services offerts aux passagers afin de renforcer la compétitivité et l’efficacité opérationnelle du secteur, ainsi que l’élargissement de la participation du secteur privé à travers la création d’un environnement d’investissement attractif. Le ministre a également insisté sur l’importance accordée à la formation et au développement des ressources humaines du secteur de l’aviation civile.

S’exprimant lors de la réunion de la commission du Logement, de l’Administration locale et des Transports du Sénat, présidée par le député Dr Ahmed Al-Chaaraoui, en présence des vice-présidents de la commission, les députés Akmal Farouk et Ali Al-Sayed Kiwan, ainsi que du secrétaire de la commission, l’ingénieur Ahmed Sabour, et de plusieurs membres, Dr Sameh Al-Hefni a indiqué que le développement d’EgyptAir constitue l’un des principaux piliers de la stratégie ministérielle.
Il a rappelé que la compagnie a dû faire face, au cours des dernières années, à des défis majeurs liés à la libéralisation du taux de change, à l’augmentation des engagements financiers et des paiements en devises étrangères, ainsi qu’aux répercussions de la pandémie de Covid-19.
Le ministre a ajouté que la compagnie est récemment parvenue à réduire de manière significative ses pertes cumulées et vise désormais leur résorption totale au cours des quatre prochaines années. Cette amélioration s’est accompagnée d’un redressement des performances financières et opérationnelles, EgyptAir ayant enregistré des résultats positifs au titre de l’exercice 2024-2025.
Dr Sameh Al-Hefni a précisé qu’EgyptAir exploite actuellement une flotte de 72 appareils et poursuit son programme de modernisation. Ainsi, 28 nouveaux avions doivent être intégrés à la flotte en 2026 et 2027 dans le cadre d’un vaste plan d’expansion visant à porter le nombre total d’appareils à environ 125 au cours des prochaines années. Cette stratégie soutiendra l’extension du réseau aérien, l’ouverture de nouvelles destinations et la contribution du secteur de l’aviation à l’objectif national d’attirer 30 millions de touristes par an dans le cadre de la Vision Égypte 2030.

Le programme comprend également la rénovation des cabines de 19 avions de type Boeing 737-800, ainsi que la mise en œuvre de plusieurs projets destinés à optimiser l’exploitation des actifs disponibles et à améliorer l’efficacité opérationnelle, dans un contexte marqué par les perturbations qu’ont connues les chaînes mondiales d’approvisionnement et leurs répercussions sur l’industrie aérienne.
Par ailleurs, EgyptAir poursuit le développement de son système de relation clientèle et de son centre d’appels, tout en modernisant son site internet afin d’offrir des services de réservation, de gestion des voyages et de prestations numériques plus performants. Cette démarche vise à améliorer l’expérience des passagers grâce à des plateformes numériques modernes, réactives et accessibles en permanence.
Le ministre a affirmé qu’EgyptAir conserve sa place parmi les grandes compagnies aériennes mondiales grâce à son appartenance à l’Alliance Star, l’une des plus importantes alliances aériennes internationales regroupant les principaux transporteurs mondiaux. Il a précisé que le maintien au sein de cette alliance exige le respect de normes strictes en matière d’exploitation, de technique et de qualité de service, faisant l’objet d’évaluations régulières.
Il a également indiqué que la compagnie est soumise aux audits indépendants de l’organisme international Skytrax, référence mondiale dans l’évaluation des compagnies aériennes et des aéroports selon des critères portant sur la qualité des services, l’expérience voyageur et les performances opérationnelles.
Dr Sameh Al-Hefni a souligné qu’EgyptAir avait quitté par le passé le classement des 100 meilleures compagnies aériennes mondiales, mais qu’elle a réussi à y faire son retour grâce à l’amélioration continue de ses services. Selon le classement Skytrax 2025, la compagnie a remporté plusieurs distinctions internationales et s’est hissée à la 68e place du palmarès mondial des 100 meilleures compagnies aériennes, confirmant ainsi le succès de sa stratégie de modernisation et son renforcement sur les plans régional et international.
Le ministre a par ailleurs indiqué qu’Air Cairo, le bras économique d’EgyptAir, exploite actuellement une flotte de 42 appareils, appelée à atteindre 82 avions au cours des quatre prochaines années. Cette expansion permettra de développer de manière complémentaire les réseaux des deux compagnies. Il a rappelé qu’Air Cairo a réussi à faire de l’aéroport international d’Hurghada une plateforme de correspondance majeure, contribuant ainsi à l’acheminement d’environ 20 % du trafic touristique entrant en Égypte.
Concernant le développement des aéroports, Dr Sameh Al-Hefni a expliqué que le ministère œuvre à renforcer la participation du secteur privé dans la gestion, l’exploitation et la modernisation des infrastructures aéroportuaires, tout en tirant parti des expertises internationales spécialisées. Il a cité parmi les exemples réussis de partenariat l’aéroport de Marsa Alam.
Enfin, le ministre a indiqué que le ministère coopère avec la Société financière internationale (IFC) afin d’étudier les meilleures pratiques mondiales en matière de gestion et d’exploitation aéroportuaires. Dans ce cadre, l’aéroport international d’Hurghada constitue la première concrétisation de cette orientation, sa mise en concession étant actuellement préparée selon des mécanismes concurrentiels et transparents.





