Le Président Abdel Fattah Al-Sissi a participé aujourd’hui aux travaux du Sommet Afrique-France qui se tient à Nairobi, la capitale kenyane.
Le Président a également pris part à la séance de travail consacrée à la réforme de l’architecture financière internationale et au renforcement de l’accès des pays africains au financement durable. À cette occasion, il a prononcé le discours de l’Égypte, exposant les priorités égyptiennes et africaines en matière de réforme du système financier mondial.
Dans son allocution, le président Al-Sissi a affirmé : “Il n’y a pas de développement sans paix… et pas de paix sans développement.” Il ne vous échappe pas que les tensions géopolitiques croissantes, notamment au Moyen-Orient, entraînent des conséquences qui compromettent la stabilité des chaînes d’approvisionnement internationales. Elles impactent négativement la sécurité énergétique et alimentaire, frappant de plein fouet nos pays africains. Ces derniers déploient des efforts acharnés pour atteindre les objectifs de développement de leurs populations, tout en s’efforçant de maintenir une discipline budgétaire et de maîtriser leur niveau d’endettement.
L’instabilité du paysage économique mondial, le déclin des flux d’aide au développement et l’augmentation des conditionnalités, sans oublier les répercussions du changement climatique, font de la réforme du système financier international une nécessité impérieuse. Il est crucial d’adopter une vision globale pour résoudre le dilemme du financement du développement, en renforçant l’efficacité des mécanismes existants et en instaurant de nouveaux outils, tels que les conversions de dettes en projets de développement et l’expansion des obligations vertes. Cela doit s’accompagner d’une évolution des politiques des banques multilatérales et de la mobilisation de financements publics et privés, a déclaré le président.
Sur la voie de nos objectifs de développement, il est primordial d’encourager les exportations des pays en développement vers les marchés extérieurs et de soutenir la croissance des industries naissantes sur le continent, a préciséAl-Sissi. Il est également nécessaire de coopérer pour soutenir l’activation de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), en renforçant les chaînes d’approvisionnement intra-africaines et en développant les compétences de la jeunesse africaine, a-t-il poursuivi.





