Les relations établies avec l’Indonésie se caractérisent par la stabilité, le respect mutuel et la coopération, a déclaré le président Abdel Fattah Al-Sissi.
Les pourparlers qui ont eu lieu avec le président indonésien Prabowo Subianto ont porté sur la volonté des deux pays de développer les relations bilatérales au niveau d’un partenariat stratégique complet, que ce soit dans les domaines politique, économique, commercial, militaire ou financier, a précisé mercredi Al-Sissi lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue indonésien au palais d’Al-Ittihadiya.
Nous sommes honorés que l’Egypte ait été le premier pays à reconnaître l’Indonésie et à établir des relations diplomatiques avec elle, et les relations bilatérales se caractérisent, depuis cette époque jusqu’à présent, par la stabilité, le respect mutuel et la coopération, a-t-il martelé, signalant une période au cours de laquelle il y avait une coopération au niveau mondial entre l’ancien président de la République Gamal Abdel Nasser, le président Sukarno et d’autres pays en matière de mouvement des non-alignés.
Al-Sissi et Subianto se sont convenus, lors de ces discussions, de placer le comité mixte de haut niveau sous la supervision conjointe des dirigeants des deux pays et d’effectuer des visites mutuelles.
Le président de la République a également félicité Subianto pour son élection à la présidence indonésienne, lui souhaitant plein succès dans la réalisation des aspirations et des espoirs du peuple indonésien.
Nous évoquons un partenariat stratégique global entre les deux pays ainsi qu’une coopération en matière de commerce et d’industrie, et nous nous sommes convenus de créer une zone logistique entre l’Indonésie et l’Égypte dans la zone économique du canal de Suez (SC Zone), en partenariat entre les entreprises publiques et privées des deux pays, a expliqué Al-Sissi.
Nous importons uniquement, par exemple, d’huile de palme de l’Indonésie avec environ un milliard de dollars, alors que l’Indonésie importe des engrais phosphatés et autres choses de l’Égypte, a-t-il poursuivi.
Nous avons aussi jugé impératif de coordonner nos positions sur les questions d’intérêt commun aux niveaux régional et international, a indiqué le chef de l’Etat égyptien, affirmant que les développements en cours dans notre région avaient pris beaucoup de temps dans nos discussions, et que nous avions parlé des conditions que traverse la région et souligné l’importance d’y réduire l’escalade.
Nous avons, par exemple, abordé la situation en Syrie, et la nécessité d’avoir un processus politique global qui n’exclut personne à ce stade, afin que toutes les factions et forces présentes en Syrie y participent, a dit Al-Sissi.





