Le président Abdel Fattah Al-Sissi a déclaré que l’État égyptien n’avait d’autre choix que de développer de manière radicale le système de transport et ferroviaire, cite la MENA.
Lors de l’ouverture de la nouvelle gare ferroviaire de Bashteel dans le gouvernorat de Gizeh, M. Al-Sissi a indiqué que le gouvernement avait été critiqué pour avoir dépensé deux trillions de livres pour développer le système de transport, soulignant que ce secteur avait été négligé pendant des décennies et que le progrès réalisé jusqu’à maintenant ne représentait que le début du chemin.
Concernant le projet “Vie décente”, le chef de l’Etat a souligné la finalisation des travaux d’aménagement de 41 000 kilomètres de routes dans les villages concernés par l’initiative.
M. Al-Sissi a indiqué que l’initiative se poursuivra malgré les circonstances difficiles que traverse la région, mais en raison de ces circonstance, les travaux n’avanceront pas aussi vite qu’avant.
Le président a évoqué certains produits importés en grande quantité, alors qu’ils peuvent être fabriqués en Egypte, notant que certains importateurs et commerçants préfèrent acheter ces produits plutôt que de les fabriquer localement, ce qui provoque une crise du dollar.
Dans ce contexte, Le chef de l’Etat a souligné la nécessité de créer des usines et de produire des fournitures faciles à fabriquer en Egypte, soulignant que cette affaire constituait une grande opportunité d’investissement en Egypte.
Le président a expliqué que pour surmonter la crise du dollar, les produits doivent être fabriqués en Égypte afin d’en bénéficier sur les marchés locaux, soulignant qu’il y a des défis qui peuvent être rencontrés sur cette voie, mais que le gouvernement travaille à les surmonter.
“Le défunt Président Mohamed Anouar Al-Sadate avait une vision perspicace et a démontré à ses adversaires, à l’époque, qu’il en avait raison, ajoutant: “Tous ont alors interrompu le Président Al-Sadate lorsqu’il a parlé de la paix, et l’ont injurié, mais le temps a montré qu’il en avait raison et que son action était le meilleur pour tous”.
Le chef de l’Etat a passé en revue certains articles qui sont importés contre de grosses sommes, alors qu’ils pourraient être fabriqués en Egypte, précisant que l’Etat importe annuellement notamment des téléphones portables d’une valeur de 9 milliards de dollars (USD), des médicaments se chiffrant à 23 milliards de dollars, des véhicules (25 milliards d’USD), des tableaux de distribution électrique (environ 2 milliards d’USD), des parfums et déodorants (440 millions d’USD), des produits cosmétiques (500 millions d’USD), des sacs à main (200 millions d’USD), et des espèces de chocolat (environ 400 millions d’USD).
“Certains importateurs et commerçants préfèrent acheter ces marchandises au lieu de les fabriquer localement, ce qui crée une crise de dollars, cependant vous me reprochez ‘pourquoi la valeur du dollar augmenté?”, a-t-il dit.
Le Président Al-Sissi a jugé impératif de construire des usines pour produire les équipements dont la fabrication est facile en Egypte, affirmant qu’il s’agissait d’une grande opportunité pour l’investissement dans le pays.