Le président Abdel Fattah al-Sissi a inauguré, samedi après-midi, le nouveau siège de l’Université Senghor dans la ville de Borg El-Arab, en présence du président français Emmanuel Macron, du Premier ministre burundais Nestor Ntahontuye, de la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie Louise Mushikiwabo, du ministre sénégalais des Affaires étrangères Cheikh Niang ainsi que du commissaire à l’éducation, à la science, à la technologie et à l’innovation de l’Union africaine, Gaspard Banyankimbona.Selon le porte-parole de la présidence égyptienne, les cérémonies ont débuté par une photo commémorative réunissant le président Abdel-Fattah Al-Sissi, les chefs de délégations présents ainsi qu’un groupe d’étudiants de l’Université Senghor.Le programme de l’inauguration comprenait une présentation de l’université assurée par le président de l’établissement, le Dr Hani Helal, et par son directeur exécutif Thierry Verdier. Un film documentaire retraçant la naissance et l’évolution de l’Université Senghor a ensuite été projeté, avant l’intervention d’un représentant des anciens diplômés occupant aujourd’hui des postes de responsabilité dans leurs pays ou au sein d’institutions internationales. Une représentante de l’Union des étudiants de l’université a également pris la parole, suivie d’une allocution de Louise Mushikiwabo, puis d’un poème récité par une étudiante malgache.Dans son discours, le président Abdel-Fattah Al-Sissi a souhaité la bienvenue aux invités en Égypte, « berceau de la civilisation humaine et phare du savoir », soulignant que le pays n’a jamais été uniquement un réceptacle du savoir, mais également un acteur majeur de sa production et de sa diffusion, ainsi qu’un pont de dialogue entre les civilisations.Le chef de l’État égyptien a estimé que l’inauguration du nouveau siège de l’Université Senghor intervenait à un moment décisif marqué par l’intensification des défis du développement et par le besoin croissant de bâtir des partenariats internationaux efficaces fondés sur la solidarité et la complémentarité, notamment entre les pays du Sud. Il a, à cette occasion, salué le rôle de l’Organisation internationale de la Francophonie dans la promotion du dialogue, de la diversité culturelle, de la paix, de la démocratie, des droits humains et de l’éducation comme pilier essentiel du développement durable.Le président Al-Sissi a rappelé que l’Égypte œuvre, depuis son adhésion en 1983 à l’Agence de coopération culturelle et technique — devenue par la suite l’Organisation internationale de la Francophonie — à soutenir les objectifs communs du monde francophone, tout en consolidant ses partenariats avec les pays du Nord. Il a également insisté sur la position stratégique de l’Égypte comme point de rencontre entre l’Afrique, le monde arabe, la Méditerranée et l’espace francophone.Le président égyptien a par ailleurs rendu hommage au rôle central joué par la France dans le soutien au monde francophone et aux institutions qui lui sont liées, notamment l’Université Senghor. Il a exprimé sa reconnaissance au président Emmanuel Macron pour l’engagement français en faveur de la formation des cadres africains à travers les contributions financières, les programmes de bourses et le transfert d’expertise, considérant cet engagement comme un appui direct à la stabilité et au développement du continent africain.Évoquant le parcours de l’Université Senghor, Abdel-Fattah Al-Sissi a souligné que l’établissement était parvenu, en plus de trois décennies, à s’imposer comme une institution académique de référence dans la formation des jeunes cadres africains selon les méthodes éducatives les plus modernes. Il a ajouté que son rôle dépasse largement le cadre de l’enseignement académique pour englober le renforcement des capacités institutionnelles et l’accompagnement des décideurs africains dans des domaines stratégiques tels que la gouvernance, la gestion des ressources, la sécurité hydrique et alimentaire ou encore l’adaptation aux changements climatiques.Le président a également réaffirmé que le renforcement des relations entre l’Égypte et les pays africains frères constitue l’un des piliers fondamentaux de la politique étrangère égyptienne, en raison des liens historiques, du respect mutuel et de la communauté de destin qui unissent les peuples africains.Revenant sur la création du nouveau siège universitaire à Borg El-Arab en 2019, le chef de l’État a expliqué que cette décision traduisait l’engagement de l’Égypte envers cette institution académique ainsi que sa conviction profonde que l’investissement dans l’être humain demeure la voie la plus efficace vers un développement durable. L’État égyptien a ainsi mis à disposition le terrain destiné à ce projet et assuré un soutien financier conséquent, permettant sa réalisation dans un délai record et l’augmentation significative des capacités d’accueil de l’université.Dans la conclusion de son discours, le président Abdel-Fattah Al-Sissi a adressé un message aux étudiants africains de l’Université Senghor, les qualifiant de « véritable espoir pour l’avenir de l’Afrique », affirmant que les connaissances acquises au sein de cette institution constitueront un outil essentiel pour bâtir leurs sociétés et façonner un avenir meilleur pour le continent africain.À l’issue de la cérémonie, le président Emmanuel Macron a prononcé une allocution avant de parcourir, aux côtés du président Abdel-Fattah Al-Sissi, le campus universitaire, où les deux chefs d’État ont échangé avec plusieurs étudiants de l’Université Senghor.





