Le président Abdel Fattah Al-Sissi a déclaré dimanche que le peuple égyptien suivait de près l’évolution du dossier du Grand barrage éthiopien de la Renaissance (GERD), soulignant l’aspiration de l’Egypte à parvenir, le plus tôt possible et sans plus tarder, à un accord équilibré et juridiquement contraignant en ce sens, conformément à la déclaration présidentielle publiée par le Conseil de sécurité en septembre 2021.
Cette déclaration permettra d’atteindre les objectifs de développement de l’Éthiopie, objectifs que nous comprenons et même soutenons, et en même temps elle limitera les dégâts hydriques, environnementaux, sociaux et économiques de ce barrage à l’Egypte et au Soudan, sur la base du respect des règles du droit international.
“Les civilisations des peuples de la vallée du Nil ont contribué et continuent à jouer un rôle fondamental dans la formulation du patrimoine humain et la création de la pensée humaine à travers les époques”, a affirmé le chef de l’Etat dans son allocution prononcée lors de l’inauguration de la 4e édition de la Semaine de l’eau du Caire 2021.
M. Al-Sissi a précisé que la crise de l’eau était l’un des défis internationaux les plus urgents à cause de l’augmentation croissante de la population mondiale avec la stabilité des sources d’eau douce, ainsi que la détérioration de l’environnement, les changements climatiques et le comportement humain irrationnel à travers la mise en place de projets d’eau non planifiés, sans tenir compte de l’importance de maintenir la sécurité et la durabilité des ressources en eau.
Ces éléments mènent à l’aggravation de la crise et affectent la capacité des pays à répondre aux besoins en eau de leur population, ce qui transforme la question de la gestion des ressources en eau en un défi qui menace la sécurité et la sûreté des peuples et pourrait influencer sur la stabilité de toute la région, a noté le chef de l’Etat.
Relancer les efforts de développement est une condition essentielle pour le renforcement de la paix et de la sécurité internationales et l’instauration d’un système mondial stable, a dit le président Abdel Fattah Al-Sissi.
Et de rappeler que l’Égypte a adopté une vision globale “l’Egypte 2030” dans le cadre d’un programme national ambitieux qui concerne tous les aspects de la vie.
Dans ce programme, nous avons accordé une priorité absolue au 6e objectif de développement durable, qui concerne l’eau, a expliqué le chef de l’Etat.
L’Égypte a élaboré un plan stratégique intégral pour la gestion des ressources en eau jusqu’en 2037 avec un coût initial estimé à 50 milliards de dollars, a-t-il indiqué, précisant que ce plan est basé sur quatre axes principaux, lesquels l’amélioration de la qualité de l’eau, le développement de nouvelles ressources en eau, la rationalisation de l’utilisation des ressources en eau disponibles et la promotion de l’efficacité du système d’irrigation égyptien.
La 4e semaine de l’eau du Caire, organisée sous le thème “eau, population et changements globaux … opportunités et défis”, intervient à un moment où le monde connaît des changements rapides affectant les ressources en eau et compliquant leur gestion optimale, poursuit le chef de l’Etat.
M. Al-Sissi a souligné l’importance de faire prévaloir les principes de coopération et de solidarité internationales de manière à permettre aux peuples de faire face aux défis mondiaux actuels liés aux questions de l’eau.





