Le président Abdel Fattah Al-Sissi a participé aujourd’hui, dans la ville française d’Évian, à une session intitulée « Sortir des crises et garantir la stabilité au Moyen-Orient », organisée dans le cadre des travaux du sommet du G7, avec la participation des dirigeants des pays membres du groupe, de Son Altesse Cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyane, président des Émirats arabes unis, et de Cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, émir du Qatar, ainsi que du président du Conseil européen et de la présidente de la Commission européenne.
La vision de l’Égypte pour la stabilité régionale
Le porte-parole officiel de la présidence de la République a déclaré que le président a présenté la vision de l’Égypte concernant l’évolution des questions régionales, soulignant la nécessité de parvenir à un règlement global des crises géopolitiques au Moyen-Orient afin d’assurer la paix et la stabilité régionales et internationales, notamment après les souffrances engendrées par les guerres et conflits qui secouent la région depuis des années.
La question palestinienne au centre des discussions
Le président a insisté sur le fait qu’il n’existe aucune alternative à une solution juste et durable à la question palestinienne, fondée sur la solution à deux États, garantissant l’établissement d’un État palestinien indépendant dans les frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale. Il a également souligné la nécessité d’accélérer la mise en œuvre du plan du président américain Donald Trump pour la paix dans la bande de Gaza.
Dans ce contexte, le président a salué les efforts du président Trump ayant conduit à un accord pour mettre fin à la guerre à Gaza, puis récemment à un accord de cessez-le-feu avec l’Iran. Il a affirmé la disponibilité de l’Égypte à coopérer avec les partenaires régionaux et internationaux afin de parvenir à des solutions durables aux crises en suspens.
Soutien d’Egypte aux pays du Golfe
Le président Al-Sissi a réaffirmé le rejet catégorique par l’Égypte et sa condamnation des attaques injustifiées contre les pays du Golfe arabe, soulignant la solidarité totale de l’Égypte avec ces États pour préserver leur sécurité et leur stabilité, et affirmant que la sécurité des pays arabes fait partie intégrante de la sécurité nationale égyptienne.
Il a également mis en garde contre l’extension de la « ligne jaune » dans la bande de Gaza, indiquant qu’environ 70 % du territoire sont désormais concernés, ce qui ne laisserait que 30 % de la bande au peuple palestinien. Il a insisté sur la nécessité de mettre immédiatement fin à cette politique et de ne pas permettre l’annexion de la Cisjordanie.
Le porte-parole a indiqué que le président a également souligné que la stabilité régionale exige de toutes les parties une approche responsable fondée sur le respect de la souveraineté des États, le rejet des agressions et des ingérences dans les affaires intérieures, la fin de l’occupation, le respect du droit international, la préservation des institutions nationales et le monopole des armes par les institutions légitimes.
Le président a insisté sur la nécessité de parvenir à des arrangements régionaux en matière de sécurité collective tenant compte des préoccupations de toutes les parties, ainsi que sur le respect du droit international dans la gestion des ressources transfrontalières, notamment celles liées à la sécurité hydrique, énergétique et à la sécurité des voies de navigation.
Appel à une zone sans armes nucléaires
Le président a également réaffirmé la nécessité d’établir une zone exempte d’armes nucléaires et d’autres armes de destruction massive au Moyen-Orient, ainsi que l’application complète et non sélective du régime de non-prolifération nucléaire dans la région, afin de préserver la paix et la stabilité régionales.
Liberté de navigation et situation au Liban
Le président a par ailleurs évoqué la liberté de navigation maritime, soulignant l’importance de garantir la sécurité et la liberté de circulation dans les voies maritimes internationales conformément aux principes du droit international.
La session a également abordé la nécessité d’empêcher l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire et de préserver la liberté de navigation dans les voies maritimes internationales. Les discussions ont aussi porté sur la situation au Liban, plusieurs dirigeants critiquant les pratiques du gouvernement israélien, notamment au Liban et à l’égard des Palestiniens.
Les participants ont insisté sur la nécessité pour Israël de cesser ses attaques contre le Liban, de se retirer du territoire libanais et de permettre au gouvernement libanais d’exercer pleinement son autorité, tout en examinant la possibilité de déployer une force internationale de maintien de la paix.
Soutien international au rôle de l’Égypte
De nombreux dirigeants participants ont également souligné l’importance de régler la question palestinienne, de passer à la deuxième phase de l’accord de cessez-le-feu à Gaza et d’établir un État palestinien vivant côte à côte avec Israël.
Plusieurs dirigeants ont salué le rôle de l’Égypte et les efforts du président Al-Sissi en faveur de la stabilité et de la paix dans la région. La Première ministre italienne a déclaré que la participation du président Al-Sissi à cette réunion confirme qu’aucune paix ne peut être obtenue sans des accords similaires au traité de paix conclu entre l’Égypte et Israël.
En conclusion de la réunion, le président Al-Sissi a affirmé que le traité de paix entre l’Égypte et Israël constitue un modèle à suivre et qu’il convient de saisir l’opportunité actuelle pour parvenir à la paix dans la région.
Il a également insisté sur la nécessité d’éviter toute démarche susceptible de compromettre les accords obtenus concernant Gaza et l’Iran, expliquant que le refus d’Israël de se retirer des cinq points qu’il occupe au Liban a contribué à aggraver la situation régionale.





