Le président Abdel Fattah Al-Sissi a reçu aujourd’hui un appel téléphonique du président iranien Masoud Pezeshkian, au cours duquel les deux dirigeants ont discuté de l’évolution de la situation régionale.
Le porte-parole officiel de la présidence de la République, l’ambassadeur Mohamed El-Chennawy, a déclaré que le président a affirmé la condamnation ferme par l’Égypte et son rejet catégorique du ciblage par l’Iran des pays du Golfe, ainsi que de la Jordanie et de l’Irak, soulignant que ces pays frères n’ont ni soutenu la guerre contre l’Iran ni participé à celle-ci. Au contraire, ils ont contribué aux efforts de désescalade et soutenu les négociations irano-américaines afin de parvenir à une solution diplomatique à la crise.
Le président a également exprimé l’espoir de l’Égypte de voir prévaloir le principe du bon voisinage et l’arrêt rapide de ces attaques, réaffirmant les regrets du Caire face à l’escalade actuelle et sa profonde inquiétude quant à ses répercussions négatives sur la stabilité de la région et sur les ressources de ses peuples. Il a par ailleurs passé en revue les efforts déployés par l’Égypte pour mettre fin aux opérations militaires et revenir à la voie des négociations, tout en soulignant la nécessité de faire preuve de flexibilité dans ce contexte.
Le porte-parole a ajouté que, de son côté, le président iranien a exprimé son appréciation pour les efforts de l’Égypte et du président visant à mettre fin à l’escalade, affirmant que son pays avait participé aux cycles de négociations pour parvenir à un accord concernant le programme nucléaire iranien. Il a également insisté sur la volonté de son pays de maintenir des relations fraternelles et de bon voisinage avec les pays arabes.
Dans ce contexte, le président a également examiné avec son homologue iranien les voies possibles pour mettre fin à l’escalade, affirmant la disponibilité de l’Égypte à déployer tous les efforts nécessaires pour la médiation et à privilégier les solutions politiques et diplomatiques à la crise actuelle. Il a en outre souligné l’importance pour toutes les parties de respecter le droit international et la Charte des Nations unies, ainsi que la souveraineté des États, l’intégrité de leurs territoires et le principe de non-ingérence dans leurs affaires intérieures.





