Près de quatre millions d’électeurs allemands sont appelés aux urnes dimanche pour deux scrutins régionaux où les avancées de l’extrême droite et de la gauche radicale pourraient provoquer de nouvelles secousses à Berlin et affecter le chancelier Friedrich Merz, déjà très fragilisé.
Les bureaux de vote à Berlin et en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale (nord-est) ont ouvert à 8H00 locales (6H00 GMT) et le scrutin se déroulera jusqu’à 18H00 (16H00 GMT), heure à laquelle les premières estimations doivent être publiées.
Friedrich Merz, 70 ans, a convoqué une réunion de crise de son parti conservateur, la CDU, qui se tiendra juste après l’annonce des premiers résultats.
Anticipant d’éventuelles répercussions du vote, il a annulé son déplacement prévu à New York pour l’Assemblée générale des Nations unies.
Le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), pro-Trump et proche de Moscou, avait infligé il y a deux semaines une défaite retentissante à la CDU dans le Land de Saxe-Anhalt, également dans la partie orientale du pays, son bastion.
Un revers électoral alors que la popularité du chancelier est au plus bas et qu’il peine à adopter les réformes économiques promises avec ses partenaires de coalition sociaux-démocrates.
Selon les sondages, l’AfD devrait enregistrer de nouveaux gains dimanche, mais moins spectaculaires qu’en Saxe-Anhalt, où il ne lui manque que quelques sièges pour obtenir une majorité absolue.
Dans le land de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, sur la mer Baltique, le parti conservateur n’est qu’un spectateur du duel entre le SPD de la présidente de région, la populaire Manuela Schwesig, et l’AfD.
L’extrême droite est créditée de 37% d’intentions de vote, le SPD de 35%, tandis que la CDU est complètement distancée, frôlant dangereusement les 5% nécessaires pour être représentée au Parlement régional.





