L’Allemagne est officiellement entrée en période électorale vendredi avec la décision du président Frank-Walter Steinmeier de dissoudre le parlement et de fixer les élections législatives anticipées au 23 février, dans un contexte de crise économique, selon l’AFP.
Cette campagne de deux mois, anticipée de sept mois par rapport à la date initialement prévue, est la conséquence de l’implosion de la coalition gouvernementale du chancelier social-démocrate Olaf Scholz.
Les conservateurs de la CDU menés par Friedrich Merz sont donnés nettement gagnants, avec 32% des intentions de vote, devant le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD, 19%), le SPD (15%) et les Verts (13%), selon une moyenne pondérée des sondages à la date de vendredi.
Au vu de l’état actuel des forces, un futur gouvernement mené par les conservateurs, en coalition avec le SPD comme allié, constitue le scénario le plus probable.
En attendant la formation de ce futur gouvernement, M. Steinmeier a rappelé que la démocratie allemande fonctionnait “même en période de transition”.
Gouvernement et parlement restent opérationnels jusqu’à ce que leurs successeurs soient en place. Mais faute de majorité, l’exécutif ne peut pas décider de nouveaux projets sans le soutien de l’opposition.
Formée par le SPD, les Verts et les libéraux du FDP, l’alliance au pouvoir depuis la fin 2021 avait volé en éclats le 6 novembre avec le limogeage par Olaf Scholz du ministre des Finances libéral. Motif: des différends devenus insurmontables sur la politique économique et budgétaire.
Sans majorité parlementaire depuis, le chancelier avait posé la question de confiance au Bundestag mi-décembre dans le but de la perdre et de lancer la procédure pour des élections anticipées, dont M. Steinmeier a confirmé la date vendredi.





