Dans l’ouest de l’Allemagne, le manque d’eau dû au pic de chaleur estival rend le Rhin difficilement navigable, faisant peser une menace supplémentaire pour une économie allemande déjà affaiblie, rapporte Euronews.
La perspective d’un arrêt partiel du trafic fluvial de ce fleuve parmi les plus fréquentés du monde constitue un nouveau casse-tête pour l’industrie allemande, déjà éprouvée par la crise du gaz russe et la flambée des prix de l’énergie dans la foulée de la guerre en Ukraine.
Environ 4% du fret est transporté par voie maritime en Allemagne, y compris sur le Rhin, qui prend sa source en Suisse pour traverser plusieurs pays dont la France et l’Allemagne avant de se jeter dans la mer aux Pays-Bas.
Le fleuve a regagné en importance ces derniers mois car, pour se détourner en particulier du gaz russe dont elle est dépendante, l’Allemagne veut davantage se tourner vers le charbon.
Or, les grandes centrales électriques se situent principalement dans le pourtour rhénan, fleuve clé pour leur approvisionnement.
Les plus grandes entreprises allemandes ont déjà prévenu que de fortes perturbations du trafic fluvial pourraient porter un nouveau coup à une économie déjà en proie à des difficultés d’approvisionnement.
En conséquence, plusieurs poids lourds industriels stationnés le long du Rhin, tels ThyssenKrupp ou BASF s’attendent à un possible ralentissement de leur activité.
Le groupe chimique allemand, dont le siège social se trouve à Ludwigshafen, au sud du point d’étranglement de Kaub, a prévenu qu’il ne pouvait exclure “des réductions pour des unités spécifiques dans les semaines à venir”.
La diminution du fret sur le Rhin s’additionne ainsi à la perturbation de la chaîne d’approvisionnement constatée par l’industrie, accentuant le risque de pénurie.
En Bavière, une pénurie de carburant à la pompe a été attribuée, entre autres facteurs, au faible niveau du fleuve.





