L’Allemagne comme d’autres pays européens durcit sa politique migratoire. Diverses attaques commises par des migrants, la montée en puissance de l’extrême-droite lors de récentes élections, la pression de l’opposition ont débouché sur l’adoption de mesures plus dures ces dernières semaines. Cependant, pour l’une d’entre elles au centre du dispositif législatif annoncé, le gouvernement a réduit les conséquences du texte pour les migrants concernés, rapporte RFI.
« Le paquet sécurité du gouvernement est désormais quasiment sans effet » : un responsable chrétien-démocrate a dénoncé comme d’autres membres de l’opposition l’accord trouvé au sein de la coalition au pouvoir. Une des mesures phare sera atténuée. Elle prévoit de supprimer les aides de demandeurs d’asile entrés dans un autre pays de l’Union européenne avant de venir en Allemagne.
Cela ne sera le cas que si le renvoi dans cet autre pays est « juridiquement et effectivement possible ». La suppression des aides ne vaudra pas pour les mineurs. Les personnes concernées ne doivent pas être rendues responsables du refus d’autres pays européens, comme l’Italie, de reprendre des demandeurs d’asile estiment les responsables de la coalition au pouvoir à Berlin. Le texte doit être débattu la semaine prochaine au Bundestag. Il comprend d’autres mesures comme des expulsions plus faciles pour des réfugiés criminels, des règles plus strictes pour le port d’armes et des compétences plus larges pour les autorités. Ce paquet de mesures avait été adopté après le triple meurtre au couteau commis fin août par un Syrien à Solingen qui aurait dû être renvoyé vers la Bulgarie.





