De retour au Caire après une visite à New York, Amr Moussa a participé à la 37e réunion annuelle de haut niveau du Nizami Ganjavi International Center (NGIC), tenue les 23 et 24 septembre au Harvard Club of New York City, en marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies. Les discussions ont porté sur la restauration de la confiance, la coopération internationale, le multilatéralisme, le droit international et la stabilité mondiale, ainsi que sur la sécurité, l’énergie, le climat, la gouvernance mondiale, l’intelligence artificielle et la santé. Dans son intervention, Moussa a appelé à repenser l’architecture du système international, notamment le dispositif onusien de paix et de sécurité, tout en soulignant que le multilatéralisme devait être réformé de l’intérieur plutôt qu’abandonné. Il a également évoqué l’évolution des rapports entre le « Sud global » et le « Nord global », ainsi que le rôle croissant que pourraient jouer les puissances moyennes et régionales dans la prévention et le règlement des crises.
Concernant la question palestinienne, Amr Moussa a appelé à élargir le front des forces favorables à la paix pour y inclure les Juifs engagés en faveur de la paix et des droits humains, ainsi qu’à construire des passerelles politiques et humaines entre Arabes et Juifs, notamment en impliquant les jeunes générations. Il a parallèlement appelé les Palestiniens à renouveler leur vie politique et leurs institutions, notamment à travers des élections législatives et présidentielles, qu’il présente comme une première étape vers l’exercice de leur droit à l’autodétermination. Moussa a également souligné la nécessité d’une mobilisation associant gouvernements, société civile, organisations non gouvernementales et mouvements de paix afin de rechercher de nouvelles voies face aux crises internationales. Sa participation aux réunions du NGIC et aux activités de l’Assemblée générale s’inscrit ainsi dans ses appels à réformer les institutions internationales, à renforcer le rôle de la diplomatie et du dialogue et à élargir la participation aux efforts en faveur de la paix.





