La biodiversité de l’Antarctique est à la fois précieuse et vulnérable. Ce continent isolé, recouvert de glace sur presque toute sa surface, abrite une faune et une flore adaptées à des conditions extrêmes. Bien que relativement peu nombreuses, les espèces qui y vivent jouent un rôle essentiel dans les équilibres écologiques globaux.
Ces écosystèmes, longtemps protégés par leur isolement naturel, sont aujourd’hui confrontés à des pressions croissantes liées aux changements climatiques et aux activités humaines.
L’Antarctique n’est pas un désert biologique. Les zones côtières et les eaux qui entourent le continent abritent des espèces emblématiques : manchots empereurs, phoques, pétrels, cormorans, krill, et même deux espèces de plantes à fleurs.
Ces espèces ont développé des mécanismes de survie adaptés à des températures extrêmes, à l’obscurité prolongée et à des régimes alimentaires très spécialisés, précise le site belgium.be. Même à l’intérieur de ce continent inhospitalier, des espèces de plantes et de microbiote se sont installés sur les parties non-couvertes par la glace ou la neige.
Mais la stabilité de ces systèmes repose sur des facteurs très précis : la présence de banquise, la température de l’eau, ou encore la durée de la saison de reproduction. De petites modifications climatiques peuvent avoir des conséquences majeures.
Impact du changement climatique
Ces dernières décennies, le climat antarctique évolue rapidement. Un rapport essentiel du Comité scientifique pour la recherche en Antarctique (SCAR), qui reçoit de mises à jour chaque année, indique :
- une augmentation mesurable des températures atmosphériques et océaniques ;
- une fonte plus précoce et plus étendue de la banquise ;
- une acidification des océans australs, liée à l’absorption du dioxyde de carbone ;
- une évolution des régimes de vent et des précipitations.
Ces changements affectent directement les écosystèmes : les manchots perdent leurs zones de reproduction, le krill migre vers le sud, et certaines espèces voient leur cycle biologique perturbé. À plus long terme, ces évolutions pourraient conduire à une perte irréversible de biodiversité, notamment si des espèces non indigènes s’établissent dans des zones fragiles.





