Sans aucun doute, l’organisation du marché des téléphones portables et la lutte contre la contrebande sont des objectifs nationaux légitimes. Il n’y a pas de désaccord sur le droit de l’État à protéger son économie et à soutenir l’industrie locale, indique le député Islam Al Talwani. Cependant, la manière dont la décision d’imposer des droits de douane sur les téléphones portables personnels a été appliquée a soulevé des questions légitimes parmi une large frange de citoyens, en particulier les Égyptiens travaillant à l’étranger.
Le téléphone portable n’est plus un produit de luxe, mais un moyen de communication essentiel, un outil de travail, d’éducation et de services numériques. Par conséquent, imposer une charge financière élevée aux citoyens sur leur téléphone personnel, sans distinction claire entre usage individuel et importation commerciale, pose un problème d’équité fiscale et de proportionnalité entre la charge et l’objectif.
Les Égyptiens à l’étranger, qui constituent un pilier du soutien à l’économie nationale par leurs transferts continus, méritent un traitement qui prend en compte leur situation particulière, conformément à la Constitution qui engage l’État à prendre soin de leurs intérêts et à les relier à la patrie. Ils ne doivent pas être traités de la même manière qu’un commerçant ou un contrebandier en matière de douane.
C’est pourquoi j’appelle le gouvernement à revoir les mécanismes d’application de cette décision, à étudier des exemptions ou des facilités pour les téléphones personnels, et à mettre en place un système plus équitable qui équilibre le droit de l’État à collecter ses ressources et à protéger l’industrie nationale, et le droit du citoyen à un traitement juste qui ne l’accable pas de charges injustifiées.





