“Une bonne nouvelle” teintée de prudence: à Londres et Manchester, des Britanniques rencontrés par l’AFP ont salué lundi la décision du Premier ministre Keir Starmer de jeter l’éponge, tout en soulignant les difficultés qui attendent son probable successeur, Andy Burnham.”Je suis sûr que cela a été un grand soulagement pour beaucoup de gens”, confie à l’AFP l’avocat Alan Collins, en courant à une consultation dans son cabinet au centre de Londres.Pour lui, la démission d’un Starmer devenu très impopulaire en près de deux ans au pouvoir est “une bonne nouvelle pour le pays”, confronté à de “nombreux problèmes” qui ne sont pas suffisamment traités. Un avis partagé par 62% des Britanniques, selon un sondage réalisé lundi par l’institut YouGov auprès de 6.000 Britanniques.
Andy Burnham, ex-maire du grand Manchester, désormais seul candidat déclaré pour succéder à Keir Starmer, a toutes les chances d’entrer à Downing Street, peut-être dès la mi-juillet. Confortablement élu lors d’une législative partielle jeudi, il a été investi député lundi après-midi.
S’il “devient Premier ministre et qu’il est prêt à affronter les défis auxquels ce pays est confronté, il a peut-être une chance”, estime Alan Collins. Mais “s’il ne le fait pas, et que l’on assiste à une répétition de ce que nous avons connu ces dernières années, alors ce sera une occasion manquée”.





