Dans une forêt de pins et d’eucalyptus du centre du Portugal, tronçonneuses et pelleteuses vrombissent sans relâche pour déblayer les chemins obstrués d’arbres arrachés par les tempêtes de l’hiver dernier, avant l’arrivée d’une saison des feux à haut risque.
Une équipe de sapeurs forestiers, agents de protection civile et militaires s’empresse de repousser les troncs qui jonchent les bas-côtés des pistes forestières, voies d’accès indispensables en cas d’incendie.
“Cette zone est une véritable poudrière”, s’inquiète auprès de l’AFP Paulo Vicente, le maire de Marinha Grande, commune du littoral où se trouve cette “forêt nationale de Leiria”, plantée au XIIIe siècle pour fournir le bois qui a permis de construire les caravelles des Grandes Découvertes.
La région a été dévastée fin janvier par les vents violents de la tempête Kristin. Avec 140 millions d’euros de dégâts recensés par cette municipalité, trois mois plus tard, on y trouve encore des maisons aux toits endommagés et des usines aux structures métalliques déformées par la force du vent.





