La compagnie pétrolière Saudi Aramco a annoncé une réduction de la production dans deux champs pétroliers, à la suite des attaques iraniennes visant le Royaume, selon l’agence Reuters.
Dans ce contexte, le plus grand exportateur mondial de pétrole brut a également proposé des cargaisons immédiates de brut à travers une série d’appels d’offres rares. Cette décision intervient alors que la fermeture de facto du détroit d’Ormuz a perturbé les expéditions et contraint à rediriger les flux pétroliers via la mer Rouge.
Selon des négociants proches du dossier, Aramco a proposé trois qualités de brut :
- Arabian Super Light (arabe très léger),
- Arabian Light (arabe léger),
- Arabian Heavy (arabe lourd).
Les volumes proposés auraient atteint environ 4,6 millions de barils au cours des derniers jours, ont indiqué des traders à Bloomberg, sous couvert d’anonymat.
Pressions sur le marché spot
Ces appels d’offres sur le marché au comptant reflètent la pression croissante qui pèse sur le marché pétrolier. Habituellement, Aramco écoule la majeure partie de son brut via des contrats à long terme, mais les perturbations actuelles ont limité ces circuits traditionnels.
Face à cette situation, l’Arabie saoudite redirige des volumes record de pétrole via un oléoduc vers le port de Yanbu, sur la mer Rouge.
Les données de suivi des navires indiquent que les expéditions depuis les ports occidentaux du Royaume ont atteint environ 2,3 millions de barils par jour depuis le début du mois, soit une hausse proche de 50 % par rapport à tout mois enregistré depuis la fin de 2016.
Selon les négociants, les cargaisons ont été proposées avec une prime au-dessus des prix officiels de vente pour mars, lesquels avaient été fixés avant l’éclatement de la guerre actuelle au Moyen-Orient.





