Des dizaines de milliers de supporters d’Arsenal ont envahi le nord de Londres pour célébrer le titre de champion d’Angleterre obtenu après vingt-deux ans d’attente, de frustrations et d’espoirs déçus, dans un bruyant et joyeux cortège improvisé, selon l’AFP.
“Campeones, campeones, olé olé olé”, a chanté, en transe et en espagnol – la langue natale du coach Mikel Arteta -, la foule venue s’aglutiner autour de l’Emirates, a constaté un journaliste de l’AFP, au milieu des klaxons et fumigènes rouges.
Dès le match nul du grand rival Manchester City à Bournemouth (1-1) lors de la 37e et avant-dernière journée, les fans du club au canon sont partis en procession, maillots sur le dos et écharpes au vent, inonder l’artère de Holloway Road du quartier d’Islington, celle qui mène au stade.
Arsenal attendait de remonter sur le trône du championnat d’Angleterree depuis 2004 et son dernier sacre, celui des “Invincibles” de l’entraîneur Arsène Wenger, avec Thierry Henry, Patrick Vieira et Robert Pirès.
C’est désormais assuré car, avec 82 points, les Gunners sont hors de portée de leur dauphin Manchester City, relégué à quatre longueurs alors qu’il ne reste plus qu’une journée à disputer, dimanche.
Les Londoniens se rendront ce jour-là à Crystal Palace sans pression, le coeur léger avant d’aller défier le PSG, le 30 mai à Budapest en finale de la Ligue des champions.
Les supporters avaient même commencé la fête dès lundi, à vrai dire, sur le parvis de l’Emirates, avant même la victoire étriquée contre Burnley (1-0): arrivée du car des joueurs sous les cris et les fumigènes, et une banderole proclamant “Party on the streets of London” (la fête dans les rues de Londres).
C’est un clin d’œil, chambreur, aux supporters de Manchester City qui avaient déployé un message moqueur, “Panic on the streets of London” (une référence à une chanson d’un groupe de rock local), après leur victoire sur leur rival le 19 avril, il y a pile un mois.





