Plus de six ans après une attaque au chlore meurtrière sur la ville syrienne de Douma, deux médecins et un infirmier ayant soigné des victimes ont raconté à l’AFP les pressions subies pour livrer un faux témoignage et nier tout recours aux armes chimiques.
Le 7 avril 2018, Douma, dernier bastion rebelle de la Ghouta orientale aux portes de Damas, subit d’intenses bombardements des forces progouvernementales.
Un bâtiment près d’un hôpital de campagne est touché. Très rapidement, militants et secouristes dénoncent une attaque au chlore qui fait 43 morts –récit nié par le pouvoir de Bachar al-Assad et son allié russe.
Parmi les images circulant sur les réseaux sociaux, une vidéo tournée dans l’hôpital de campagne montrent les équipes médicales soignant les blessés, certains allongés à même le sol, en train de se faire asperger d’eau.
Les services de sécurité de Damas vont convoquer tout le personnel qui apparaît dans cette vidéo, dont deux médecins et un infirmier qui ont accordé des entretiens exclusifs à l’AFP ce week-end.





