Beyrouth a annoncé saisir le Conseil de sécurité de l’ONU pour les actions israéliennes qui “menacent la souveraineté” du Liban, où au moins cinq personnes ont été tuées dans de nouvelles frappes, selon l’AFP.
A l’heure où Washington semble chercher une porte de sortie diplomatique à la guerre américano-israélienne contre l’Iran, Israël affiche de son côté sa détermination à intensifier ses opérations militaires au Liban contre le Hezbollah, un allié de Téhéran.
Une source militaire sur le terrain a déclaré à l’AFP que l’armée israélienne avançait “un peu plus chaque jour mais lentement” dans la zone frontalière.
Les soldats israéliens ont notamment progressé vers Taybé, où le Hezbollah a dit avoir mené plusieurs attaques contre l’armée israélienne, a-t-elle précisé.
Les frappes israéliennes se sont par ailleurs poursuivies jeudi dans le sud du Liban, où au moins cinq personnes ont été tuées dans deux localités, selon l’Agence de presse officielle ANI.
Un photographe de l’AFP a vu un bâtiment partiellement effondré et de la fumée s’élevant des décombres dans un village de la région de Nabatiyeh, tandis que les secouristes et les pompiers s’activaient sur place.
A l’issue du conseil des ministres, le ministre libanais de l’Information Paul Morcos a annoncé que son pays allait saisir le Conseil de sécurité de l’ONU.
Une décision motivée par “le bombardement de la plupart des ponts du Litani”, le fleuve qui sépare une partie du sud du reste du Liban, “le déplacement massif forcé des habitants” de cette région et “la progression des troupes israéliennes sur le territoire libanais, accompagnée de destructions (..) qui menacent la souveraineté du Liban et l’intégrité de son territoire”, a-t-il expliqué.
Selon un nouveau bilan jeudi du ministère de la Santé, les frappes israéliennes ont depuis le début des hostilités entre le Hezbollah et Israël le 2 mars fait 1.116 morts, dont 121 enfants, et plus de 3.000 blessés. Plus d’un million de personnes ont été déplacées.





