Dr Badr Abdel-Aati, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Égyptiens de l’étranger, a rencontré la directrice générale du Centre international pour le développement des politiques migratoires (ICMPD) en marge de sa visite à Vienne, en Autriche.
Le ministre Abdel-Aati s’est félicité du partenariat existant entre le gouvernement égyptien et l’ICMPD, partenariat qui se développe et témoigne d’un engagement à renforcer la coordination et à élargir la coopération dans le domaine des migrations. Il a également exprimé sa gratitude pour le soutien apporté par le Centre à la mise en œuvre de plusieurs projets en Égypte dans le cadre du Mécanisme de partenariat pour les migrations (MPF).
Le ministre des Affaires étrangères a affirmé que l’Égypte adopte une approche globale des questions migratoires, prenant en compte les dimensions humanitaires, politiques, sécuritaires et de développement. Il a souligné la priorité accordée par l’État égyptien à la promotion de voies de migration régulières et sûres, notamment en matière de mobilité de la main-d’œuvre vers les marchés du travail européens, afin de servir les intérêts communs et de répondre aux besoins des marchés du travail.
Le ministre des Affaires étrangères a également évoqué le fardeau considérable que représente l’accueil de millions de réfugiés, de demandeurs d’asile et de migrants pour l’État égyptien. Ces derniers bénéficient de services essentiels et jouissent de leurs droits au même titre que les citoyens égyptiens. Cette approche s’inscrit dans le cadre de la politique égyptienne de non-discrimination et de refus de créer des camps, dont le coût économique et les difficultés de développement sont considérables. Il a souligné l’importance pour les réfugiés et les demandeurs d’asile de régulariser leur situation conformément à la législation nationale.
Le ministre des Affaires étrangères a insisté sur la nécessité de promouvoir le principe de partage des charges et des responsabilités au niveau international. Cela permettrait de mobiliser un soutien accru aux programmes nationaux de développement et aux initiatives conjointes, et de renforcer la pérennité des services destinés aux réfugiés, aux migrants et aux communautés d’accueil, dans le cadre d’une approche équilibrée conciliant les impératifs de développement et une gestion saine des migrations.





