L’appel à la formation du premier conseil représentatif égyptien a été lancé le 23 décembre 1881. Les sessions de ce conseil, alors appelé « Conseil représentatif égyptien », ont été officiellement ouvertes le 26 décembre 1881.
Cependant, ce conseil ne constituait pas la toute première forme de pratique parlementaire en Égypte. Plusieurs conseils avaient été créés auparavant, mais ils n’exerçaient pas de véritable pouvoir législatif tel que celui des parlements modernes. Leur rôle se limitait essentiellement à conseiller le gouverneur, sans possibilité de contrôle ou de responsabilité politique.
Le premier de ces conseils consultatifs fut le « Conseil supérieur », fondé par Mohamed Ali en 1824, suivi cinq ans plus tard par le « Conseil de consultation ».
Sous le règne du khédive Ismaïl, le parlement établi en 1866, accordait le droit de vote uniquement aux chefs de villages et notables des provinces, ainsi qu’aux élites du Caire, d’Alexandrie et de Damiette. Le président du conseil était nommé directement par le khédive lui-même, et le système ignorait toute élection populaire des membres.
Sous le khédive Tawfiq, les sessions du « Conseil représentatif égyptien » furent ouvertes le 26 décembre 1881, avec pour mission de demander au gouvernement la présentation d’un projet de loi fondamentale, promulgué par décret le 7 février de la même année.
En 1883, l’occupation britannique, qui s’était imposée après l’entrée des forces britanniques en Égypte en 1882, abrogea cette loi fondamentale qui permettait au conseil de demander des comptes aux membres du gouvernement. Elle la remplaça par une loi organique instituant un parlement composé de deux chambres : le « Conseil consultatif des lois », chargé uniquement de demander au gouvernement de présenter des projets de loi, sans pouvoir en proposer lui-même, et « l’Assemblée générale », composée de 46 membres, dont l’approbation était requise pour toute nouvelle imposition ou taxe.





