Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Égyptiens à l’étranger, Badr Abdel Aati, a participé à la réunion du Comité ministériel arabe chargé de l’action internationale face aux politiques et mesures israéliennes illégales à Jérusalem occupée, tenue au Caire en marge de la 166e session du Conseil de la Ligue des États arabes au niveau ministériel.
Jérusalem-Est, territoire palestinien occupé
Dans son intervention, Badr Abdel Aati a affirmé que Jérusalem-Est est un territoire palestinien occupé et que son statut définitif ne saurait être modifié par des mesures unilatérales ou par la création de faits accomplis.
Il a mis en garde contre toute atteinte au statu quo historique et juridique dans les lieux saints, en particulier dans l’enceinte de la mosquée Al-Aqsa, ainsi que contre toute tentative d’y imposer une division temporelle ou spatiale.
Le ministre a appelé à assurer la protection des lieux saints musulmans et chrétiens et à garantir la liberté de culte ainsi que le libre accès à ces lieux. Il a réaffirmé le plein soutien de l’Égypte à la tutelle hachémite sur les lieux saints de Jérusalem et salué le rôle du Royaume de Jordanie dans leur protection et la préservation du statu quo.
Condamnation de la colonisation
Badr Abdel Aati a condamné les politiques et pratiques israéliennes visant les habitants de Jérusalem, notamment la colonisation, la confiscation de terres, la démolition de maisons, les tentatives de déplacement forcé et l’isolement de Jérusalem-Est de son environnement palestinien.
Il a également condamné la mise en œuvre du projet de colonisation E1, qui menace la continuité territoriale des territoires palestiniens et compromet les perspectives d’établissement d’un État palestinien viable.
Le ministre a par ailleurs dénoncé les attaques systématiques visant l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine, ses locaux et son personnel. Il a appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités afin de protéger l’Office et de garantir la continuité de l’exercice de son mandat.
Il a également appelé les États ayant annoncé leur intention de transférer leur ambassade à Jérusalem à reconsidérer leur position, celle-ci étant contraire aux résolutions pertinentes de la légalité internationale.
Intensifier l’action internationale
Badr Abdel Aati a appelé à intensifier l’action arabe et internationale afin de mettre un terme aux mesures israéliennes unilatérales, aux politiques de colonisation et d’annexion, aux confiscations de terres, aux démolitions de maisons et aux déplacements forcés, et à prendre des mesures concrètes pour empêcher la consolidation de faits accomplis illégaux sur le terrain.
Il a mis en garde contre la gravité de la situation en Cisjordanie, au regard de l’expansion de la colonisation, des violences commises par les colons et des mesures visant à affaiblir l’Autorité palestinienne.
Le ministre a réaffirmé le rejet catégorique de l’Égypte de toute déclaration ou tout projet visant au déplacement du peuple palestinien de la bande de Gaza ou de Cisjordanie, y compris de Jérusalem-Est.
Pour une solution à deux États
Badr Abdel Aati a souligné que la question palestinienne demeure au cœur du conflit dans la région et que la réalisation de la sécurité et de la stabilité régionales passe nécessairement par un règlement juste et global fondé sur la solution à deux États.
Il a réaffirmé l’attachement à l’établissement d’un État palestinien indépendant, souverain et viable sur la base des frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale.
Le ministre a enfin confirmé que l’Égypte poursuivait, en coordination avec les médiateurs, ses efforts pour favoriser le lancement de la deuxième phase du plan du président Trump, dans ses volets transitoires, conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité.
Il a souligné la nécessité de garantir le respect du cessez-le-feu, l’acheminement de l’aide humanitaire et la fourniture des moyens nécessaires au relèvement rapide, tout en réaffirmant le soutien de l’Égypte à l’Autorité palestinienne en tant que représentant légitime et unique du peuple palestinien.





