Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Égyptiens à l’étranger, Badr Abdel Aati, a affirmé qu’il était impossible d’accepter la poursuite du statu quo à Gaza et en Cisjordanie. Il a également rejeté toute tentative visant à diviser les États ou à créer des entités parallèles à leurs institutions légitimes.
Il a souligné que les défis auxquels sont confrontés les États arabes exigeaient un dialogue transparent, ainsi qu’un ensemble de mesures et de politiques permettant de définir une vision arabe commune pour y faire face.
Concernant la mer Rouge, Badr Abdel Aati a estimé que sa sécurité et sa gouvernance relevaient d’une responsabilité commune et exclusive des États riverains. Il a également insisté sur la nécessité de préserver la sécurité hydrique de l’Égypte et du Soudan, pays en aval du Nil, et de s’opposer fermement aux mesures unilatérales concernant le fleuve, soulignant que le Nil constitue un pilier essentiel de la sécurité nationale des deux pays.
Sur la question palestinienne, il a réaffirmé le rejet par l’Égypte du déplacement forcé des Palestiniens et de la politique d’annexion en Cisjordanie.
Badr Abdel Aati a par ailleurs indiqué que l’Égypte proposait une vision des dispositifs de sécurité arabes visant à renforcer la capacité collective à protéger la sécurité arabe. Il s’est déclaré prêt à élaborer une vision complète de ces dispositifs, soulignant la nécessité de mettre en place des mécanismes arabes plus efficaces en matière de dissuasion et de gestion des crises.





