Le ministre des Affaires étrangères et de l’Immigration et des Affaires des Égyptiens à l’étranger, Dr Badr Abdel Aati, a souligné l’engagement total de l’Égypte en faveur de la sécurité et de la stabilité du Soudan, ainsi que sa volonté de contribuer à mettre fin à la tragédie humanitaire que traverse le peuple soudanais frère et dont il paie un lourd tribut.
Dans un entretien accordé à la chaîne « Al-Arabiya » à la journaliste Randa Abou Al-Azm, Dr Badr Abdel Aati a indiqué que l’Égypte déployait tous les efforts possibles, en coordination avec les membres du Conseil de souveraineté et le gouvernement soudanais, ainsi qu’avec les pays voisins, afin de favoriser l’apaisement et de contrôler tout afflux d’armes à destination des milices. Il a averti que la poursuite de ces livraisons d’armes ne faisait qu’attiser le conflit.
Le ministre a également souligné que l’Égypte coordonnait ses efforts avec l’ensemble des parties régionales ainsi qu’avec les États-Unis afin de favoriser une désescalade, de parvenir à une trêve ouvrant la voie à un cessez-le-feu et d’engager ensuite un processus politique placé sous l’autorité souveraine du Soudan, en vue de définir les contours de l’avenir du pays après la guerre.
Dr Badr Abdel Aati a précisé que l’élaboration de cette vision relevait de la responsabilité et des prérogatives exclusives des dirigeants soudanais et du peuple soudanais, dans toute sa diversité. Il a souligné que ni l’Égypte ni aucune autre partie régionale ou internationale ne pouvait élaborer cette vision à leur place.
Dans ce contexte, le ministre a salué l’initiative du président du Conseil de souveraineté soudanais, Abdel Fattah Al-Burhan, visant à accorder une immunité temporaire à toutes les parties afin de leur permettre de participer au processus politique destiné à définir l’avenir politique du pays, sans aucune ingérence extérieure.
Dr Badr Abdel Aati a enfin affirmé que toute ingérence étrangère dans les affaires soudanaises constituait une « ligne rouge » pour l’Égypte, insistant sur la nécessité que toute vision concernant l’avenir du Soudan soit exclusivement soudanaise, fondée sur une pleine appropriation nationale et exempte de toute intervention extérieure.





